Marcel Triaire

Résumé

Marcel Triaire L'éclipse : roman d'amour (1951)

Ma bien-aimée, disait Jean en se penchant vers Germaine, je ressens doublement ma félicité : je vous aimais, vous répondiez à mon amour; j'étais heureux, puis j'ai pensé vous perdre et j'ai connu la désolation. Mais je vous retrouve et c'est pourquoi je suis doublement heureux... Aussi, ma bien aimée, il ne faut jamais désespérer ; l'amour sincère porte en lui une force qui finit toujours par donner à ses fidèles un bonheur comme celui qui s'ouvre devant nous pour toute notre vie...
Source : Gallica

Marcel Triaire L'éclipse : roman d'amour (1951)

Germaine au rait voulu que le voyage durât plus longtemps; mais la voiture s'arrêta devant un petit hôtel avenue Henri-Martin. Un valet de chambre, qui certainement guettait son arrivée, ouvrit la porte et la fit entrer dans un grand salon : meubles de style, tapis épais, œuvres d'art... Germaine n'avait pas encore idée d'un tel luxe. Mais elle n'eut pas le temps de s'étonner : un homme entrait, grand, sec, grisonnant, le visage tanré de ceux qui ont vécu en plein air et le regard précis de ceux qui ont été souvent obligés de prendre une décision rapide dans une situation critique.
Source : Gallica

Marcel Triaire L'éclipse : roman d'amour (1951)

Embrassez-vous, mes enfants, dit Mme Livron.
Jean tint Germaine serrée sur son cœur et mit un long baiser sur le front rougissant. Puis, tous les trois secouèrent leur émotion et se mirent à table. Le dîner fut peut-être moins joyeux, moins animé que d'habitude, mais plus émouvant. Y a-t-il rien de plus touchant que deux existences qui se lient, deux cœurs qui s'unissent pour la vie, pour le meilleur et pour
le pire, comme on dit.
Source : Gallica

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