Marcel Triaire, Bonheur sylvestre : roman d'amour (1952)
“ Françoise le regarda de nouveau droit dans les yeux et lui dit lentement d'un ton chargé de chagrin. — C'est toi, Jean, c'est toi qui parles comme ça : tu viens me dire que tu m'aimes, tu me demandes d'être ta femme et tu ne trouves même pas dans ton amour le courage de supporter quelques moqueries de tes faux amis, d'un Lucien Cornet, par exemple, ou d'un Pierre Durand... Entre la vie de maraudes nocturnes qu'ils te font mener et une existence laborieuse au grand jour, tu hésites ! Entre ces gens-là que tout le monde méprise au village et moi, que tu aimes, tu hésites !... ”
