Louis Bonzom, La veuve du garde-chasse (1938)
“ Moi, faut que je rentre à la ferme. Il jeta sa veste sur son épaule et s'en alla à grandes enjambées, coupant à travers les guérets pour gagner en oblique, au delà du petit bois des Fardettes, le chemin que suivait la jeune femme. Cette jolie Bernadette, fraîche et appétissante comme un beau fruit savoureux, Amédée Bourreux l'avait courtisée avec la ténacité qu'il avait coutume d'apporter en toutes choses. A son rongeant dépit, il en avait été pour ses frais. Depuis quelques cinq mois, la Bernadette était la femme d'un autre. ”
