Louis Bonzom

Résumé

Louis Bonzom La veuve du garde-chasse (1938)

Moi, faut que je rentre à la ferme.
Il jeta sa veste sur son épaule et s'en alla à grandes enjambées, coupant à travers les guérets pour gagner en oblique, au delà du petit bois des Fardettes, le chemin que suivait la jeune femme.
Cette jolie Bernadette, fraîche et appétissante comme un beau fruit savoureux, Amédée Bourreux l'avait courtisée avec la ténacité qu'il avait coutume d'apporter en toutes choses. A son rongeant dépit, il en avait été pour ses frais. Depuis quelques cinq
mois, la Bernadette était la femme d'un autre.
Source : Gallica

Louis Bonzom La veuve du garde-chasse (1938)

Alors, je vous confie Bernadette. Elle est un peu nerveuse, ce soir !
Appelée par sa voisine, Bernadette prit son tricot et se rendit, en compagnie de Blanchette, au pavillon voisin.
— Que nous dit donc Bertrand ? fit affectueusement Marthe, que tu es nerveuse ce soir, Bernadette ?
— Oh ! n'exagérons rien ! se récria Bernadette en souriant, cependant j'avoue que je suis ce soir un peu énervée, c'est vrai.
— Pourquoi donc cela ? fit Alexis en bourrant placidement sa pipe,
— Je ne sais pas... c'est bête... C'est inexplicable, quand les nerfs se mettent en boule.
Source : Gallica

Louis Bonzom La veuve du garde-chasse (1938)

Je dois rentrer.
— C'est juste, tu reviens, pardi, auprès de c'te pauvre Bernadette ! s'attendrit Bourreux. Ça fait deuil. Qu'est-ce qu'elle va devenir à présent !... Heureusement qu'elle vous a auprès d'elle en ce moment, la Marthe et toi ! Car vous êtes des cœurs tout en or, ta femme et toi. Y a pas à dire !... Alors, tu veux pas accepter un verre sur le pouce ? Non ? Eh bien, mon invitation, c'est pour notre prochaine rencontre, t' sais...
Il semblait pris pour cet ami Alexis d'une sympathie débordante.
— C'est vrai, j'ai toujours plaisir quand j'trinque avec un gars comme toi !...
Source : Gallica

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