Bernadette

Définition et enjeux

Léonard Joseph Marie Cros,  Histoire de Notre-Dame de Lourdes d'après les documents et les témoins… (1925-1926)

“ Bernadette est dans l'extase. Son petit corps se fatigue; bientôt, un léger sourire effleure ses lèvres; ses yeux paraissent fatigués; on les voit humides ; ses lèves remuent, comme si elles parlaient. Elle a ri aussi, mais d'un rire bref, brisé, nerveux, et quelquefois elle incline son corps, comme pour saluer.
Bernadette descend et, selon ses inspirations ou celles de sa jolie Dame, elle fait un signe, et huit cents, mille ou douze cents personnes sont à genoux. Celles qui ne peuvent se baisser assez, la foule étant trop compacte, prennent de la terre et la portent à leurs lèvres.
”
Source : Gallica

Bernadette : histoire illustrée et populaire des apparitions de la T. S. Vierge à Lourdes et des fêtes du couronnement avec une notice sur la vie et la mort de Bernadette… (1887)

“ L'auréole, bien connue de Bernadette, annonce l'approche de la Dame du Rosier. La divine Dame se montre et la petite bergère contemple encore la Sainte Vierge dans l'éclat de sa beauté céleste. La distance a disparu, l'enfant se sent auprès de sa Mère.
Les pieds de VImmaculêe sont posés sur les branches de l'églantier et parés de la rose d'or; la ceinture d'azur flotte sur les plis de sa blanche robe. Son front rayonnant, ses regards pleins de tendresse, ses doux sourires ravissent Bernadette et versent dans son cœur les joies du paradis.
”
Source : Gallica

Portrait de Francis Jammes Francis Jammes,  Ma Fille Bernadette (1916)

“ Tu n’as vu encore, ô Bernadette, aucune fleur se flétrir, et j’épie dans ton sourire la béatitude de nos premiers parents quand ils causaient avec Dieu devant les chevaux qui paissaient.
LES LARMES
Mais les larmes de Bernadette !
Sur la face sans nuage un pli se creuse comme sur une eau tranquille, soudain : le front se fronce, le nez se fronce, les joues se froncent, la bouche s’ouvre comme si elle ne devait plus jamais se refermer, les mains se crispent, effilochent l’air, un long cri succède à de petits sanglots entrecoupés. Oh ! Qu’elle est malheureuse !
”
Source : Gutenberg

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