Léonard Joseph Marie Cros

Élements biographiques

Léonard Joseph Marie Cros Histoire de Notre-Dame de Lourdes d'après les documents et les témoins… (1925-1926)

Bernadette, en égrenant son chapelet, remuait à peine les lèvres; mais, à son attitude, aux traits de son visage, on voyait que son âme était ravie. Quelle paix profonde ! quelle suave sérénité ! quelle haute contemplation ! Le sourire dépasse toute expression : l'artiste le plus habile ne réussirait pas à en peindre la beauté; l'acteur le plus consommé aurait beau s'évertuer, il n'en reproduirait jamais le charme et la grâce. Le regard de l'enfant vers l'Apparition ne ravissait pas moins que son sourire : impossible de se figurer quelque chose de si pur, de si suave, de si aimant.
Source : Gallica

Léonard Joseph Marie Cros Saint François de Xavier, de la Compagnie de Jésus… (1894)

Ignace de Loyola, à Sainte-Barbe, n'avait pas encore fait ou du moins achevé, en 1530, la conquête de l'âme de François.
Loin de se déprendre de la gloire humaine, le fils de tant d'illustres aïeux s'attachait d'autant plus à ses rêves, que tout et Dieu lui-même travaillaient à les dissiper. Ne voyait-il pas s'évanouir aux yeux du monde toute l'illustration des Jassu, des Athondo, des Azpilcueta, des Xavier? Miguel, sur qui elle rayonnait davantage, n'était plus qu'une ombre des Xavier, des Jassu d'autrefois ; que pourrait donc jamais être un pauvre cadet de ces Maisons déchues?
Source : Gallica

Léonard Joseph Marie Cros Histoire de Notre-Dame de Lourdes d'après les documents et les témoins… (1925-1926)

Bernadette est dans l'extase. Son petit corps se fatigue; bientôt, un léger sourire effleure ses lèvres; ses yeux paraissent fatigués; on les voit humides ; ses lèves remuent, comme si elles parlaient. Elle a ri aussi, mais d'un rire bref, brisé, nerveux, et quelquefois elle incline son corps, comme pour saluer.
Bernadette descend et, selon ses inspirations ou celles de sa jolie Dame, elle fait un signe, et huit cents, mille ou douze cents personnes sont à genoux. Celles qui ne peuvent se baisser assez, la foule étant trop compacte, prennent de la terre et la portent à leurs lèvres.
Source : Gallica

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