Résumé

P. M. Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard… (1880)

Ayant toujours regardé avec un égal dédain les joies de ce monde et les apprêts du départ, les tendres adieux qu'elle reçoit de ses compagnes, n'ont rien de déchirant, rien qui l'attriste. Ses dernières heures ne sont qu'un soupir d'espérance.
De même que celui qui a une grande blessure au cœur ne peut s'empêcher de penser à celui qui l'a blessé, et s'il voulait l'oublier, la douleur qu'il ressent lui en rappellerait le souvenir, ainsi, l'âme qui est blessée de l'amour de Jésus et de Marie, ne peut vivre sans aimer Jésus et Marie, sans penser à Jésus et Marie.
Source : Gallica

P. M. Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard… (1880)

Après l'avoir vue et entendue, les pèlerins s'en retournent le cœur inondé de joie, « rien n'a manqué au bonheur de leur pèlerinage ! et ils peuvent dire : Nous avons vu une créature en qui il n'y avait rien d'humain. »
Ce que la vue de Bernadette, ce que ses paroles, ses récits, ont fait de bien aux innombrables catholiques à qui il a été donné de la voir et de l'entendre, est le secret de Dieu ; il nous sera révélé un jour, et il nous jettera dans l'admiration.
Mille fois on cherche à l'embarrasser par des questions difficiles, captieuses, jamais elle n'est prise au dépourvu.
Source : Gallica

P. M. Bernadette Soubirous, en religion soeur Marie-Bernard… (1880)

L'heure du sacrifice est venue ; une dernière fois elle se rend dans sa pauvre et humble demeure, elle dit à son père et à sa mère la grande parole de la volonté divine ; et bien que sa douleur soit immense, à la pensée que plus tard elle ne pourra point leur témoigner sa reconnaissance, être leur appui et leur consolation dans la vieillesse, elle garde cette pensée dans son cœur, elle reste calme, digne, sereine et reçoit sans gémissements et sans faiblesse leurs derniers embrassements. Les larmes coulent abondantes, mais un regard vers le Ciel vient les adoucir
Source : Gallica

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