Résumé

Benoît Colleur Un Mois auprès de Notre-Dame de Lourdes… (1894)

Un jour, à la Grotte de Lourdes, la lumineuse apparition portait sur ses traits une telle expression de douleur, que Bernadette ne put la contempler sans qu'il montât à ses yeux de grosses larmes.
— Qu'avez-vous ? Que faut-il faire ? murmura la Voyante.
— Prier pour les pécheurs !
La Mère vient de répondre pour le Fils, la tristesse de Marie a la même cause que la tristesse de Jésus. A Lourdes comme à Gethsémani, la source des angoisses divines, c'est le pécheur, c'est-à-dire l'homme abusant de sa liberté contre Dieu.
Source : Gallica

Benoît Colleur Un Mois auprès de Notre-Dame de Lourdes… (1894)

Ah! pécheur! viens à Gethsémani, mets-toi à genoux sur ce sol imprégné de la sueur de sang du Sauveur; viens à Lourdes, la mère de Dieu et des hommes, si bonne à ceux qui souffrent, te criera : pénitence ! pénitence ! Viens au moins, cela t'est facile, vers le tabernacle des autels, Jésus est toujours là, prêt à te recevoir.
Mères, époux, parents, amis, qui désirez consoler les coeurs de Jésus et de Marie, cherchez la conversion d'âmes bien chères, priez Dieu toujours ; l'heure viendra, où vous pourrez dire : celui que j'aimais était mort, il est ressuscité.
Source : Gallica

Benoît Colleur Un Mois auprès de Notre-Dame de Lourdes… (1894)

Et la malade rentra dans son silence.
La nuit se passa et fut longue.
Les joyeuses cloches du dimanche annoncèrent enfin le lever du jour; l'Angelus du matin portait à la Vierge Marie les prières de la terre et célébrait l'éternelle mémoire de sa toute-puissante maternité. Lubine courut chez Mme Nessans, et revint aussitôt portant une bouteille d'eau de la Grotte.
– Tenez, ma mère, buvez! et que la sainte vierge
vienne à votre secours!
Mme Rizan porta le verre à ses lèvres et en avala quelques gorgées.
— O ma fille! s'écria-t-elle, c'est la vie que je ois! Il y a la vie dans cette eau !
Source : Gallica

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