“ À mon sens, voilà : cet idiot est amoureux d’une fillette. Elle se moque de lui, elle l’appelle embusqué. C’est une grosse injure, il ne l’ignore pas... Et puis, il a sans doute entendu crier après les gendarmes : les poilus ne sont pas toujours tendres pour eux. La petite n’embrassera jamais un embusqué... un embusqué, celui qui a peur, un lâche qui ne sait pas tenir un fusil... Alors, lui, il prend un fusil et il fait la guerre, la guerre dans son coin, la guerre aux gendarmes... ”
G. Maurière
Résumé
“L’Embusqué”, est une œuvre de G. Maurière. Des thèmes tels que gendarmes, chevrotine ou embusqué y sont abordés.
Citations de L’Embusqué (G. Maurière)
“ Je n’y pensais plus guère quand, quatre ou cinq jours après, les gendarmes, fouillant les bois, se trouvèrent en face d’un individu petit et trapu qui, la veste retournée et masqué d’un foulard, tranquillement visait l’un d’eux à trente pas... Ils sortirent leurs revolvers et les déchargèrent sur l’inconnu qui, sans broncher, abattit le cheval du premier gendarme. Le second se précipitait vers son camarade ; il reçut un coup de fusil dans l’épaule. L’homme disparut aussitôt. L’affaire se corsait. Les femmes étaient en révolution. ”
“ Une volée de coups de fusil partit dans sa direction, mais l’homme avait disparu, courant et se dissimulant de tronc d’arbre en tronc d’arbre : on apercevait une seconde un pan de son vêtement, puis plus rien... Du plomb siffla autour de nous, une fumée s’étala sur les joncs. Au hasard, on tira de ce côté, mais le gibier n’y était déjà plus... — Ça ne peut pas durer, dit le lieutenant. Quelques gendarmes passèrent de l’autre côté de l’étang et l’homme cerné ne pouvait manquer d’être pris. D’ailleurs, soudain, il se montra... Des coups de feu partirent dans sa direction. ”
