Alice Martin

Résumé

Alice Martin Au jardin et dans la maison (1912)

Et Louisette, toute joyeuse, va s'installer sur le banc de pierre au fond du jardin, pour regarder les images.
Elle feuillette quelques pages, mais son attention est bientôt distraite : à chaque instant, c'est un oiseau qui passe, une abeille qui bourdonne; puis le bel album est moins amusant quand Jacques n'est pas là pour lui expliquer les histoires.
Jacques, lui, joue au cerceau, sans s'inquiéter d'elle, et elle le suit des yeux avec admiration. Son cerceau ne tombe jamais, et passe par les allées les plus étroites sans même frôler les bordures. Tout à coup, Jacques s'arrête.
Source : Gallica

Alice Martin Au jardin et dans la maison (1912)

« Toc, tu vas être notre cuisinière et tu t'appelleras Elvire. Voici ta cuisine, et le tabouret de maman sera le fourneau. »
Toc remue la queue pour dire qu'il a compris. C'est convenu : Toc n'est plus
un petit chien, c'est la cuisinière de M. Jacques et de Mme Louisette.
« Ecoutez bien, Elvire, continue Louisette, nous avons beaucoup de monde à déjeuner. Vous nous ferez de la viande froide, des pommes de terre frites, de la crème au café, de la compote de pomme et une tarte aux cerises. Ayez soin que tout soit bien cuit ! »
Source : Gallica

Alice Martin Au jardin et dans la maison (1912)

Tu peux manger tout le reste, je ne veux plus goûter avec toi, dit Louisette, se levant brusquement et se dirigeant vers l'escalier.
— Louisette, ma petite sœur! s'écrie Jacques, étonné de cette mauvaise humeur subite et se levant à son tour. Je t'assure qu'ils étaient presque de la même taille. Et je te laisserai manger autant de galettes que tu voudras, pour te consoler.
— Je ne veux pas de galettes. Je veux ton chou, qui débordait de crème. Du reste, c'était celui-là que j'avais choisi tout de suite, quand l'oncle Georges a ouvert le paquet.
Source : Gallica

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