Résumé

Marie Perens Revue des Deux Mondes

À côté, une cheminée fumait, elle aussi ; mais elle ne fumait pas d’un bleu vrai ; ce n’était pas le bleu du tuyau de pauvre qui était comme un phare au bout de mon jardin.
Le nez aplati contre la vitre que je mouillais de buée, je suivais une lumière qui s’allumait au visage de la mystérieuse maison ; c’était une lampe qu’on promenait ; dans le mur jauni, devenu gris sous le toit foncé, derrière les branches estompées, elle faisait une tache d’or, qui allait, qui venait, qui se posait pour repartir encore, âme errante qui brillait sans éclairer.
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Marie Perens Revue des Deux Mondes

Le principal et très appréciable avantage de mon escalier était d’être chaud, traversé qu’il était, de part en part, par le tuyau noir du poêle du vestibule ; on pouvait même s’y brûler les mains ; ce tuyau disparaissait dans le mur, au second étage, à côté du vitrage qui m’envoyait une généreuse lumière. Quand il pleuvait, la pluie y faisait un bruit frais et délicieux ; quand la neige s’y amassait, j’espérais, dans le fond invisible de mon cœur, que le verre ne résisterait pas et que tout s’effondrerait à grand fracas dans mon escalier. Ce qui ne manquerait pas d’être un spectacle grandiose
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Marie Perens Revue des Deux Mondes

« Tu feras comme tu voudras quand tu seras mariée. »
Une seule fois, je vis monter sur ce bateau, à la Concorda (diable de ponton, avec son escalier à claire voie à pic au-dessus du fleuve) , une charmante femme que je n’ai pas pu oublier, tant elle tranchait sur la société habituelle du pont ! Elle portait une robe de flanelle blanche rayée de rouge et un chapeau tout en violettes. Son visage vif ne regardait que le ciel et les nuages qui couraient, et je vois le mouvement de ses mains gantées de Suède sur son ombrelle.
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