Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin,  Contes à Jeannot

“ Sait-on toujours pourquoi l'on aime? Peut-être Marthe avait-elle deviné que Suzanne avait un coeur d'or, et lui pardonnait-elle à cause de cela d'avoir une tête de linotte! Elle l'aimait d'une affection discrète, silencieuse et timide. Elle ne s'offensait pas de ses rebuffades ou de ses dédains, parce que, n'étant pas égoïste, elle songeait peu à elle-même, et beaucoup à ceux qu'elle aimait.
Mme Loudéac, qui voyait clair, était touchée de ce dévouement discret, de cette affection tendre et vraie, de cette patience, de cette absence complète de jalousie et de mauvaise humeur.
”
Source : Gutenberg

Jules Girardin,  Contes à Jeannot

“ Tu sais ce que c'est qu'un sanglier: une grosse, grosse bête, très méchante, qui renverse tout, et tue tout le monde, quand les personnes ont peur et ne savent pas se servir de leurs fusils. Alix n'aurait pas eu peur, elle, et elle aurait tiré le sanglier avec sa carabine, pan!
—C'est décidément une jeune personne très brave, dit Mme Loudéac d'un ton de légère moquerie.
—Oh! reprit la perruche, ce n'est pas comme cette pauvre Marthe Lemoyne, qui a peur des rats, des araignées et des chauves-souris.
”
Source : Gutenberg

Jules Girardin,  Contes à Jeannot

“ Sais-tu ce que c'est qu'un baigneur? Non.... Eh bien, un baigneur, c'est un homme à figure rasée, qui a l'air d'avoir mariné dans l'eau de mer. Il a une bonne figure, mais il ne faut pas se fier à cela. Il vous prend dans ses bras, et il vous plonge en pleine eau. Vous avez beau prier, supplier, vous débattre, rien n'y fait; il vous plonge une fois, deux fois, trois fois dans la mer, et puis après il vous rend à votre maman.
Comme c'est par ordre du médecin que l'homme me plonge dans la mer, maman donne raison au baigneur et ne veut rien entendre.
”
Source : Gutenberg

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