Résumé

Madame de Stolz Les jeudis du jeune âge : historiettes… (1855)

Absorbée dans sa tristesse, elle ne voit pas un groupe d'enfants qui s'avancent en gambadant ; on la pousse, elle laisse échapper de ses doigts la pièce de dix sous que vient de lui donner le capitaine.
C'est fini, elle n'a plus rien, rien du tout ; pauvre petite !
Et pourtant, Françoise avait prié, prié de bien bon cœur ; elle avait demandé des violettes, ce qui voulait dire du pain pour sa mère et pour elle, du feu pour faire cuire la soupe, une bonne santé, la
paix et, s'il était possible, un peu de bonheur.
Source : Gallica

Madame de Stolz Les jeudis du jeune âge : historiettes… (1855)

J'étais là, bonne maman.
— Non, tu n'y étais pas. Je n'ai pas vu comme aujourd'hui une Marguerite gaie, rieuse, gentille. J'ai vu une Marguerite boudeuse, les yeux gros de larmes que l'orgueil seul empêchait de couler.
— Comme vous voyez tout! Quelle drôle de chose ! Ainsi, il faut donc absolument faire son devoir pour être heureux?
— Oui, il le faut.
—Puisqu'on le sait, pourquoi ne le faiton pas ?
— Parce que la faiblesse humaine est grande. Toi-même, pourquoi es-tu si souvent maussade, entêtée, capricieuse, volontaire, désobéissante, paresseuse.
— Oh ! assez, assez, bonne maman
Source : Gallica

Madame de Stolz Les jeudis du jeune âge : historiettes… (1855)

Bonne maman me défend toujours de toucher à la marmite, mais puisqu'elle dort, je peux bien lui désobéir, elle n'en verra rien.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Voilà notre petit homme installé. Il croise ses bras et se figure qu'il s'amuse.
Notez bien qu'il ne s'amusait point : il croyait à toute minute entendre les pas de ses parents revenant de la messe de minuit ; puis il regardait sa bonne maman pour voir si bien sûr elle ne se réveillait pas : c'était une inquiétude continuelle et insupportable.
Et le pot-au-feu bouillait tout doucement, tout doucement.
Source : Gallica

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