Résumé

Histoires enfantines (17e éd.) (1925)

Un jour, par hasard, parviendrez-vous à rester à peu près sage... Ecoutez, Ethel : si votre maman n'a rien à vous reprocher d'ici mon retour; si ce soir il n'y a aucune plainte contre vous ni de Miss, ni de la cuisinière, ni de John, ni du chien..., si vous êtes sage... bien sage... bien sage..., ce shelling tout entier, ce shelling neuf est à vous.
— Well, p'pa... il est à moi, dit Ethel en embrassant son père.
Hélas ! Ethel a été sage la première heure — sage, parce que le chat a bon caractère et que d'autre part papa ne comprendra rien à ses miaulements.
Source : Gallica

Histoires enfantines (17e éd.) (1925)

Dicky vient de se couper légèrement la main. Une petite entaille minuscule qui saigne à peine et qui le fait hurler désespérément.
— Voyons, Dicky, intervient le papa, c'est pour cela que vous criez tant... vous n'allez pas en mourir... rassurez-vous, c'est encore trop loin de votre cœur...
Dicky arrête un instant ses sanglots, et, avec rancune :
— Sûrement, et sûrement aussi que c'est encore plus loin du vôtre.
— Maman, est-ce vrai que le bon Dieu est partout ? je ne l'ai jamais vu...
— Petit bêta !... figures-toi un morceau de sucre qui a fondu dans une tasse à café.
Source : Gallica

Histoires enfantines (17e éd.) (1925)

Logique, ruse, bon sens, finesse, rien n'est refusé aux enfants dès l'instant que les démons leur accordent quelque répit. Le miel qui s'appelle,
selon les circonstances, le « mna » ou le « mia » ou le « miène » jouit d'une faveur marquée parmi le petit monde. C'est un sucre que l'on n'a même pas besoin de croquer. On le met dans la bouche et de lui-même, il se dissout, il se répand par tout le corps. Suave prodige ! Les paupières battent à petits coups, traduisant la volupté. Le regard se voile, s'absente. Barnabé lâche la vieille question :
— Qu'aimes-tu mieux ? le miel ou maman ?
Source : Gallica

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