Résumé

Douze histoires pour les enfants de quatre à huit ans… (1863)

En pensant à tout cela, ma colère s'est tout à fait apaisée, et, quand tu
es entrée, je venais de prier le bon Dieu de bien bon cœur pour ta maman.
MARIANNE.
Tu es bien bon, Daniel; je ne suis pas si bonne que toi. Je suis toujours furieuse contre ceux qui te tourmentent, surtout quand ce sont mes frères. Si j'étais assez forte, je les battrais, je crois.
DANIEL.
Je ne suis pas bon, mais je voudrais bien le devenir afin que le bon Dieu me protége, qu'il me fasse devenir
un habile pêcheur, et que je puisse gagner beaucoup d'argent.
Source : Gallica

Douze histoires pour les enfants de quatre à huit ans… (1863)

DANIEL.
Acheter une jolie petite chaumière pour moi tout seul.
MARIANNE.
Comment, monsieur, vous voudriez me quitter ?
DANIEL.
Mais non, tu ne me laisses pas finir. Je voulais dire que je te demanderais de venir demeurer avec moi pour soigner mon ménage et faire ma soupe.
MARIANNE.
Oh ! comme cela serait amusant! et il n'y aurait personne là pour nous gronder. Dépêche-toi de devenir grand pour pouvoir gagner de l'argent.
DANIEL.
En attendant, il faut que je tâche
demain d'attraper beaucoup de poissons, pour que ta maman redevienne de bonne humeur.
Source : Gallica

Douze histoires pour les enfants de quatre à huit ans… (1863)

Lorsqu'on servit le dîner, Eugénie mit elle-même la serviette de Mimi et lui fit manger sa soupe; puis, quel bonheur, quand on alla se coucher, de la déshabiller, de la coiffer d'un de ses bonnets, de lui mettre une de ses chemises, de l'établir à côté d'elle, dans son lit, en ayant soin de lui laisser une grande place!
Les petites dormirent fort tranquillement. En s'éveillant, la première chose que vit Eugénie fut une
belle dame qui pleurait et riait en même temps, en serrant Mimi sur son cœur et l'appelant son enfant, sa fille chérie.
Source : Gallica

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