Résumé

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Les petits enfants : contes d'une mère (1861)

Rodolphe était sur le point de lui tout avouer, mais Jeanne dormait pas, et Rodolphe n'eût pas le courage de faire sa confession devant son frère.
« Si je n'en disais rien ! se disait-il ; je suis bien fou de me tourmenter ainsi : personne n'en saura rien; il y a tant de pêches, trois de plus ou de moins, cela ne se verra pas. Mais je ne pourrai jamais être tranquille tant que maman ne le saura pas, et puis le bon Dieu m'a vu, et c'est comme si tout le monde m'avait vu. Je ne pourrai pas dormir; je vais aller trouver papa et maman. »
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Les petits enfants : contes d'une mère (1861)

La petite Lucie venait de finir sa leçon quand son parrain, M. de Salvuces, entra chez sa mère. Il n'était plus jeune, ne s'était jamais marié; et aimait tendrement sa filleule. Après avoir demandé à madame Dormel des nouvelles de sa santé, il se tourna vers Lucie, et lui dit:
« Eh bien, ma petite, t'es-tu bien amusée aujourd'hui sur les boulevards? Les boutiques sont superbes; as-tu vu de beaux joujoux? — Oh! oui, mon parrain, j'ai vu une poupée qui parle, si belle, si belle! oh! mon parrain, pourriez-vous... » Ici Lucie s'arrêta sur un signe de sa mère.
Source : Gallica

Portrait de Henriette de Witt Henriette de Witt Les petits enfants : contes d'une mère (1861)

Vois-tu, Pauline, lui dit sa mère, tout à l'heure tu te moquais de la terreur que l'obscurité causait à Jean, tu disais que tu irais bien te promener toute seule dans le bois pendant la nuit, dès que nous serions à Lézy ; eh bien, Jean n'a pas eu peur de la souris, et toi, tu as crié comme une petite folle; tu vois qu'il est plus prudent de ne pas se moquer des autres, et de ne pas se vanter si haut. Mais comment cette souris est-elle entrée dans votre arche ?
Source : Gallica

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