Résumé

Le Berquin des demoiselles (1830)

CHARLOTTE.
Non, certes , quand ce serait pour moi.
LOUISE.
Oh ! nous n'irions pas de si bon cœur pour nous-mêmes.
SOPHIE.
Devine pour qui c'est.
CHARLOTTE.
Quand ce n'est pas pour soi, c'est pour sa poupée. C'est tout naturel. N'ai-je pas deviné.
LÉONOR.
Oui, regarde si ce sont là des ajustements de poupée. ( Elle soulève sur la table des jaquettes des camisoles et des tabliers) ,
CHARLOTTE.
Comment donc ? voilà un trousseau complet.
Laquelle de vous est-ce qu'on marie ?
LÉONOR , d'un air piqué.
Une jaquette pour habit de noces ? Il n'y a que des folies dans sa tête.
Source : Gallica

Le Berquin des demoiselles (1830)

Joséphine n'eût pas plus tôt installé le Serin dans son petit palais, qu'elle courut par toute la maison, en appelant sa mère, ses sœurs, tous les domestiques, et leur montrant l'oiseau que son père avait bien voulu lui acheter. Lorsqu'il venait quelqu'une de ses petites amies, les premiers mots qu'elle leur disait, c'était: Savezvous bien que j'ai le plus joli serin de tout Paris?
il est jaune comme de l'or, et il a un panache noir, comme les plumes du chapeau de maman.
C'est un mâle. Venez, venez, je vais vous le montrer ; il s'appelle Mimi.
Source : Gallica

Le Berquin des demoiselles (1830)

Hélas ! la pauvre bête ne vivait plus: elle était couchée sur le ventre, les ailes étendues et le bec ouvert.
Joséphine poussa un grand cri, et se tordit les mains. Toute la famille accourut, et fut témoin de ce malheur. Ah ! mon pauvre oiseau, s'écria M. de Gourcy , que ta mort a été douloureuse !
Si je t'avais étouffé le jour de mon départ, tu n'aurais eu qu'un moment à souffrir, au lieu que
tu as enduré pendant plusieurs jours les tourments de la faim et de la soif, et que tu es mort dans une longue et cruelle agonie.
Source : Gallica

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