“ Les cheveux en torsade, ébouriffés, et non seulement point de crinoline, mais point de robe : une camisole légère comme les femmes alors en portaient la nuit, par-dessus la chemise longue il est vrai, mais libre et flottante sous le large et court jupon : c’était là toute sa toilette. ”
Camisole
Définition et enjeux
La camisole, vêtement ample et souvent transparent, a occupé une place centrale dans l'histoire de la mode et de l'habillement. Dès le XIXe siècle, elle apparaît comme un élément essentiel de la toilette féminine, comme le décrit Hugues Rebell, qui évoque sa légèreté portée la nuit. Dans des contextes plus restrictifs, elle devient symbole de contrainte, comme le montre Maxime Du Camp avec la « camisole de force » utilisée en asile.
Émile de La Bédollière, quant à lui, trace son évolution historique en France, soulignant son rôle dans la distinction entre pourpoint et haut-de-chausses. Ces approches, allant de l'intimité au contrôle social, révèlent la camisole comme objet à la fois utile et chargé de significations culturelles.
Citations sur la camisole
Maxime Du Camp,
Les Aliénés a Paris. — II. — Les Asiles…
“ Plusieurs vont la tête baissée, sombres, les bras retenus sur la poitrine par la camisole de force ; lorsqu’on passe auprès d’eux, ils feignent de ne pas vous apercevoir ou vous jettent un regard farouche. ”
Alphonse Esquiros,
Revue des Deux Mondes
“ Les hommes portent une veste ou camisole de drap, une cravate à glands nouée négligemment, mais non sans grâce, des boutons d’or à la chemise, une culotte flottante à larges plis, des bas de laine noire et des sabots. ”
Jacques Arago,
Voyage autour du monde : souvenirs d'un aveugle…
(1868)
“ Voyez : une petite et légère camisole ouverte, et laissant à nu des épaules rondelettes et une poitrine brûlée par les feux du jour, camisole en lambeaux ou remise à neuf, à l'aide de fragments d'étoffes de diverses couleurs; une simple jupe, nouée à la ceinture et descendant à peine jusqu'aux genoux; puis des cheveux noirs, chez les unes flottants, chez les autres assujettis par un grand peigne de corne ou de bois grossièrement ciselé, et sous cette couronne de jais des fronts purs et larges, de grands yeux protégés par des cils longs et serrés ”
Albert Racinet, Le costume historique : cinq cents planches… (1888)
“ La seconde phase fut la révolution de la simplicité; les femmes, s'éprenant des batistes et des linons, parurent en robes en chemise, en déshabillés appelés pierrots, avec la camisole en colinette, la chevelure à l'enfant, poudrée au naturel; le charmant costume de la chambrière Suzanne portant le tablier, représente une des variétés de cette mode de la simplicité, si en faveur au moment de l'apparition de Figaro, comme les caracos à l'innocence reconnue ou à la cauchoise, à propos d'un fait judiciaire, en sont une autre. ”
Abel Bonnard,
Revue des Deux Mondes
“ De place en place, marchent des hommes en culotte de toile, aux mollets et aux pieds nus, habillés, comme nos anciens forçats, d’une camisole et d’un bonnet écarlates, et tenant un gong qu’ils frappent parfois, pour régler les mouvements du cortège. ”
Edmond Courtois, Le Tonkin français contemporain… (1891)
“ Des femmes indoues aux grands yeux de velours noir, à peine vêtues d'une camisole flottante et d'une longue toge aussi transparente que de la gaze, nous regardent gravement, sans se soucier de notre curiosité légèrement inconvenante. ”
B. Arbré de La Roche, Un Parquet en province, étude de moeurs judiciaires… (1881)
“ Par bonheur le geôlier me laissa seul avec le condamné. Quel homme que cet Orsini ! la taille haute, la figure pleine, les cheveux d'un noir bleu et des yeux ! des yeux grands comme ça ! qui se donnaient, quand il parlait, tout le mouvement que ne pouvait se donner son corps enveloppé de la camisole de force. Je voulus lui remettre la lettre de Simon et le flacon. – Lisez-la moi vite, me dit-il, la camisole paralyse mes mains et c'est à peine si je pourrais la décacheter. ”
Émile de La Bédollière,
Histoire de la mode en France
(1858)
“ Toutefois, quoique les produits de ces causes diverses semblent d'une variété infinie, le type des costumes ne change guère que tous les siècles. Depuis les Gaulois jusqu'à la renaissance, les vêtements ne sont que des modifications de la saie, de la robe et du manteau. Sous Louis XI, s'établit la distinction entre le pourpoint et la camisole, entre le haut-de-chausses et les bas. Il faut deux cents ans pour que, par des transitions graduées, on arrive à l'habit, au gilet et à la culotte courte. ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1853-1854)
“ Les femmes portent de grandes boucles d'oreilles, laissent flotter sur leurs épaules leurs chevaux en longues tresses, que les plus riches orneut de perles fines et de pierres précieuses. Elles portent comme les hommes de larges pantalons, par-dessus lesquels elles mettent une sorte de camisole qui descend jusqu'aux genoux, et que recouvre une longue robe ouverte. ”
Paul Lacroix,
Moeurs, usages et costumes, au moyen-âge et à l'époque de la Renaissance
(1871)
“ Au commencement du quinzième siècle, le vêtement des hommes est encore fort court. C'est une espèce de camisole étroite, attachée par des aiguillettes, et un haut-de-chausses, fort serré, de manière à mettre en relief toutes les formes du corps. ”
Pauline Mariette, L'art de la toilette : méthode nouvelle pour tailler… (1869)
“ Çette pièce d'épaule ressort d'autant mieux qu'elle est encadrée d'un petit volant brodé et festonné. Le tour du cou et le devant reproduisent à plat la même garniture. Le patron. de cette camisole est celui de la douillette, dos figure 4 et devant figure 5. Pour les modifications, voir la confection de la première figure, planche VI. L'empiècement de cette camisole se fait sur le patron de la douillette, en réunissant aux emmanchures et autour du cou les deux pièces, dos et devant. On mesure au dos trois parties, depuis le cou, et devant une partie et demie. ”
Alexandre Dumas,
Le Capitaine Aréna (1842)
“ « L’emploi de la camisole de force ne sera jamais ordonné que par le directeur, mais encore toutes les précautions seront prises au moment d’en faire usage, surtout lorsqu l’application devra en être faite à une femme, à laquelle le serrement des courroies pourrait faire beaucoup de mal en comprimant les muscles de la poitrine. ”
Vicomtesse de Renneville, Le livre de la toilette : guide des dames et des demoiselles (1852)
“ Ce que je trouve encore de très-coquet, ce sont de petits bonnets de couleur, en jaconas a fleurettes, avec ruche à la vieille, reproduite en jaconas et encadrée d'une toute petite valenciennes. La camisole est complétement détrônée. Qui oserait, en l'an de gràce de la présidence, porter une camisole?. Une camisole est une chose qu'on ne peut pas avouer, et qui est tout à fait tombée dans le domaine des bonnes femmes. Une jeune femme qui dirait qu'elle met une camisole, avec un jupon blanc, comme déshabillé du matin, aurait l'air de revenir du temps de ma Tante Autore. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Les camisoles des femmes descendent jusqu’au-dessous des genoux ; dans le grand froid, ou lorsqu’elles sont en voyage, elles se couvrent la tête de leurs couvertures ou de leurs robes. Plusieurs ont de petits bonnets en manière de calotte ; d’autres se font une sorte de capuce qui tient à leur camisole. ”
René de Belleval,
Nos pères, moeurs et coutumes du temps passé
(1879)
“ Le premier vêtement est la camisole à manches que l' on met sur la chemise . Le pourpoint à collet droit , à manches simplement aisées le long des bras et ajustées au poignet , n' a plus ni crevés ni taillades : ceux qui en porteraient ainsi prêteraient à rire . Nous les ornons seulement de cordonnets de soie , d' argent ou d' or cousus sur l' étoffe et assez serrés , et l' on dit d' un pourpoint ainsi décoré qu' il est « tracé » d' or ou d' argent ou de telle couleur . ”
Jean Fauconney, L'onanisme chez l'homme : causes… (1902)
“ L'emploi pour la nuit de chemises plus longues que le corps et que l'on ferme au delà des pieds avec une coulisse pour emprisonner la partie inférieure du tronc. L'usage d'une camisole fermée par derrière et dont les manches jointes l'une à l'autre, forcent les bras à rester sur la poitrine. ”
Honoré de Balzac,
Scènes de la vie de province. Tome premier
“ Les tempes, les oreilles et la nuque, assez peu cachées, laissaient voir leur caractère aride et sec; leurs rides âpres se recommandaient par des tons rouges peu agréables à l'œil, et que faisait encore ressortir la couleur quasi blanche de la camisole nouée au cou par des cordons vrillés. Les bâillements de cette camisole entr'ouverte montraient une poitrine comparable à celle d'une vieille paysanne peu soucieuse de sa laideur. ”
Edgar Allan Poe,
Le Mystère de Marie Roget
“ Quand un fou paraît tout à fait raisonnable, il est grandement temps, croyez-moi, de lui mettre la camisole. ”
Firmin Pouget, Biographie du P. Louis Maillard… (1867)
“ Les femmes s'entourent également les reins d'une toile blanche, par-dessus laquelle se drape une pièce de toile bleue qui descend jusqu'aux pieds. Une espèce de camisole bleue leur couvre la poitrine et les bras. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel des sciences… (1896)
“ Outre le vêtement du matin que tout le monde connaît, on appelle camisole ou gilet de force un vêtement qui ressemble à un gilet à manches, excepté qu'il se ferme par derrière, et que les manches, prolongées au delà des mains, sont réunies et sans ouvertures. ”
Charles Dallet, Histoire de l’Église de Corée
“ Outre le pantalon, plus étroit que celui des hommes, les femmes portent une camisole de toile ou de soie, dont la couleur varie selon l’âge : elle est rose ou jaune pour les jeunes filles ou les nouvelles mariées, violette pour les femmes au-dessous de trente ans, et blanche pour celles d’un âge plus avancé. ”
Théophile Gautier,
Loin de Paris
“ Une sorte de camisole d’indienne lilas, taillée comme les vestes à basquine que portent les Parisiennes par-dessus leur robe, constitue la seule originalité de leur vêtement. Quelquefois sous la mousseline du bonnet scintille un reflet d’or ou d’argent ”
Étienne François Rochelle de Brécy, Un mot sur l'expédition de M. le duc d'Aumont… (1817)
“ Cette camisole est la seule chose qui fasse vraiment peur aux fous. Elle est faite d'un coutil gris et couvre depuis le col jusqu'aux reins, elle a des manches très - longues et fermées, de sorte que les mains se trouvent emmaillotées dedans; elle se lace par derrière avec une grosse ficelle ; il y a une corde grosse comme le petit doigt à chaque épaulette , une à chaque bout de manche et enfin une à chaque hanche ”
Conrad Malte-Brun,
Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde…
(1851-1854)
“ Leurs doigts sont ornés d'anneaux d'argent et de cuivre jaune. Les riches portent deux camisoles de coton, dont l'une est blanche et l'autre bleue, et un coutelas à manche doré. Les femmes se revêtent d'une camisole rouge et bleue, dont la longueur dépend du rang où elles sont placées. Elles ont la tête, le cou et les bras chargés de divers ornements. Elles ont les manières aisées des Européennes, et jouissent d'une liberté inconnue aux autres Orientales. Les hommes et les femmes vont pieds nus. ”
Pauline Mariette, L'art de la toilette : méthode nouvelle pour tailler… (1866)
“ Ces morceaux se nomment l'empiècement d'une robe, d'une camisole et même d'un manteau. On échancre un peu l'étoffe de la taille à l'emmanchure du devant et à celle du dos de chaque côté pour éviter les plis qui se formeraient près du bras sans cette précaution. On décollette plus ou moins cette pièce suivant la destination de la robe. Pour un enfant, on la décollette beaucoup : et souvent on lui donne près des épaules la forme d'un carré. Il arrive quelquefois que cette pièce n'a que la largeur d'un bracelet, surtout quand elle est appliquée à un vêtement d'enfant. ”
D. Prieur de Sombreuil, Les petits voyageurs en Perse et en Arabie… (1844)
“ Les femmes des émirs, des scheiks et des Arabes qualifiés, s'habillent d'une façon fort élégante. Elles ont des chemises de mousseline, brodées de soie, ainsi que leurs caleçons; de petites camisoles de drap d'or, de satin, ou d'autres étoffes de soie, qui ne joignent que par deux boutons au-dessus d'une petite ceinture. Le haut de la camisole est ouvert le long de la poitrine. ”
Léon Danis, Autour d'un berceau (hygiène), par le Dr Léon Danis… (1874)
“ Les bras, à cause du nombre des enveloppes qui passent sous l'aisselle : chemise, camisole, chemisette-corselet ou sangle, et robe, — sont constamment écartés du corps, ce qui est aussi une position vicieuse et fatigante. ”
Bernard Louis Chauvelin, Mémoires historiques sur la Corse par un officier du régiment de Picardie… (1889)
“ Les hommes portent des bas, des souliers, des chapeaux, faits comme les nôtres mais ils font monter jusque par dessus leur nombril une large culotte, qui, par l'effet qu'elle produit, ressemble plutôt à la jupe d'une femme. Ils enferment dans cette espèce de culotte une camisole bleue ou rouge, et par dessus ils mettent un habit sans poches ni plis, presque fait comme celui des Turcs. Ils entourent cette camisole d'une large ceinture, qui fait trois ou quatre fois le tour de leur corps. ”
Jean-Baptiste-Joseph Champagnac, L'Anacharsis indien ou les voyageurs en Asie… (1838)
“ Celles à qui cela est permis portent une chemise ou camisole blanche qui tombe sur les hanches. Toutes ont une physionomie agréable; leur peau est presque noire ; leurs cheveux, dont elles tirent vanité, sont noirs, longs et doux au toucher. ”
Edmond Plauchut, Revue des Deux Mondes
“ Comme les hommes, les femmes portent la chemise de coton, le pantalon de soie et une sorte de camisole serrée à la taille ; sur le tout, elles jettent le sair ou longue robe de soie ou de satin, à couleur claire, entièrement bordée d’un épais ruban en or ou doré. ”
“ Il n’y a pourtant guère de danger, allez !... J’ai la camisole... J’peux pas bouger les bras. Je le considérai, et je vis qu’en effet il avait une singulière blouse en étoffe grise, solide, dont les manches étroites et lui collant les bras au ventre passaient entre ses jambes et devaient être attachées derrière son dos. ”
Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ Les camisoles, qui sont toujours de la même couleur que la hempe, et justes à la taille, avec des manches étroites qui vont presque au poignet, sont aussi garnies par-derrière et aux côtés, sur toutes les coutures, de rubans de soie ou de velours de diverses couleurs, et tout le devant est couvert d’une étoffe de soie pareille aux rubans. ”
Alphonse Maze-Sencier, Les fournisseurs de Napoléon Ier et des deux impératrices… (1893)
“ Douze camisoles de jour, doublées de satin, garnies de rubans et de riches dentelles, entre autres, une camisole à pois, de Tulle, bordures de feuilles, collet à quatre rangs ; une camisole de malines brodée à ruches, collet écossais et manches longues ; une autre de point d'Angleterre avec ruche et collet écossais, 16,122 fr. ”
Ed Michel, Traité élémentaire d'hygiène, rédigé conformément aux programmes des lycées de jeunes filles… (1887)
“ Chez la femme, ces divers vêtements sont remplacés par des corsages ou des camisoles, qui agissent comme le gilet chez l'homme et sur lesquels il n'est pas utile de s'arrêter longuement; la robe elle-même, sujette aux mille caprices de la mode, ne mérite pas de fixer longtemps notre attention. ”
Émile Zola,
Le Ventre de Paris
“ et elle gardait son sourire, développant son torse superbe, qu'on sentait rouler et vivre, sous sa mince camisole mal attachée. ”
Gustave Flaubert,
Madame Bovary
“ Madame Bovary mère ne trouvait rien à blâmer, sauf peut-être cette manie de tricoter des camisoles pour les orphelins, au lieu de raccommoder ses torchons. ”
M. Sand, Six mille lieues à toute vapeur
“ Le costume du peuple est élégant : veste et culotte en velours de couleur sombre, ornées de petits boutons de métal : la culotte est courte et fendue sur le côté extérieur de la jambe ; une large ceinture rouge ceint la poitrine et les reins ; des guêtres entr’ouvertes. Pas de gilet, mais une chemise bien blanche dont le plastron dessine la poitrine bombée de ces hommes au nez aquilin, au visage brun encadré de gros favoris noirs. ”
“ Ajoutez à cela une chevelure couleur d’ambre, fine, abondante, et bouclée naturellement ; imaginez un charmant costume demi-Figaro demi-Chérubin, et le plus souvent les jambes nues, la culotte de velours bleu de ciel attachée par une ceinture de soie écarlate, et la poitrine couverte seulement d’une chemise de batiste brodée plus blanche que la neige ; vous aurez une idée du pauvre histrion en herbe qu’on appelait alors Nello, par contraction de son nom véritable, Daniele Gemello. ”
François-Xavier Marette, Relation d'un voyage en Chine, ou Correspondance d'un fils à son père (1836)
“ Voici le costume reçu : l'habit principal est une longue robe fendue par devant, dont le pan gauche se replie sur le droit ou il est fixé par quatre à cinq boutons ronds plus ou moins précieux , même d'or , selon la condition des personnes : les manches en sont larges et longues, et se rétrécissent près du poignet. Une ceinture, assez généralement, soutient l'habit, les extrémités tombent sur les genoux. Le pantalon est fort large, je me loge à l'aise dans un des canons -, en hiver, on ajoute des cuisses collantes ; souvent on relève le pantalon aux genoux, et alors il représente nos culottes. ”
Édouard Gorges, Revue de l'exposition universelle… (1855-1856)
“ Le vêtement complet se compose d'une chemise en soie de couleurs rayée, d'un large pantalon de mousseline, appelé saroual, aux plis bouffanls, attaché au-dessus de la cheville par un large anneau d'or, et serré à la taille par une écharpe à franges brodée de fleurs d'argent. Les femmes de l'Orient remplacent le corset par un gilet à épaulettes de satin broché. La jottba, robe lamée .d'or, recouvre à demi le pantalon et s'arrête à la hauteur du jarret ; leurs pieds nus sont à l'aise dans des pantoufles de satin ou de maroquin rouge rehaussé de paillons. ”
Jean-Roch Coignet,
Les Cahiers du capitaine Coignet
(1851)
“ Rien de plus beau que cet habillement. Quand nous étions sous les armes en grande tenue, nous portions l’habit bleu à revers blancs, échancrés sur le bas de la poitrine, la veste de basin blanc, la culotte et les guêtres de basin blanc ; la boucle d’argent aux souliers et à la culotte, la cravate double, blanche dessous et noire dessus, laissant apercevoir un petit liséré blanc vers le haut. En petite tenue, nous avions le frac bleu, la veste de basin blanc, la culotte de nankin et les bas de coton blanc uni. ”
