Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Aliénés a Paris. — II. — Les Asiles…

Bien des fous ressemblent à des gens mal réveillés qui vivraient sous l’empire d’un cauchemar persistant ; dans le rêve comme dans la folie, on ne guide pas sa pensée, on est guidé par elle ; de plus, comme dans le rêve aussi, toute idée intermédiaire disparaît, on ne voit que le but poursuivi. Le fou, entre la conception, et la réalisation de son désir, n’admet, ne suppose aucun obstacle ; le relatif s’efface, on peut dire qu’il ne comprend que l’absolu. Une mélancolique vous dit : Rendez-moi, je vous prie, un service ; prenez un bon couteau, et coupez-moi le cou !
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Aliénés a Paris. — II. — Les Asiles…

Il n’y a point d’aussi minutieuses précautions à prendre, ni de camisole de force à employer dans le quartier des paisibles. Là, le jardin pousse à la grâce de la nature : nul malade ne le cultive, nul malade ne l’endommage ; il verdit, fleurit et se fane en présence d’indifférens qui le voient peut-être, mais qui à coup sûr ne le regardent pas. Là sont les imbéciles et les malheureux qui, après avoir passé par les atroces douleurs du délire aigu de la paralysie générale, sont arrivés au dernier terme de la vie végétative.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Les Aliénés a Paris. — II. — Les Asiles…

S’ils sont fous, ils ne sont point criminels, et, s’ils sont criminels, ils ne sont point fous. Un aliéné peut commettre un homicide sans être coupable ; mais, pour n’être point coupable, il n’en est pas moins dangereux, car la manie homicide est incurable, c’est Esquirol qui l’a dit. Or à cet égard la loi du 30 juin 1838 offre une lacune qui cause d’insurmontables embarras à la justice, à la préfecture de police et à l’assistance publique. Voici un fait qui se renouvelle tous les jours. Sous l’obsession d’une impulsion irrésistible, un homme en frappe un autre et le tue.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature