Résumé

Pierre-Joseph Duclos Etudes médicales sur quelques établissements d'aliénés de France… (1846)

Un aliéné peut compromettre l'ordre public et la sûreté des personnes ; la loi alors, dans sa vigilance et sa sollicitude, ordonne d'office la séquestration du malade dans une Maison d'asile et de traitement ; car, à ses yeux, le fou n'est plus un homme dégradé, ce n'est plus un criminel qu'il faut charger de fers, jeter dans un cachot, et confondre avec des malfaiteurs ; c'est un malade qui a perdu le plus noble attribut de son être, et qui, dans son délire, peut innocemment nuire à la société et se nuire à lui-même.
Source : Gallica

Pierre-Joseph Duclos Etudes médicales sur quelques établissements d'aliénés de France… (1846)

Les fous ne sont pas des sots ; le dérangement de la raison exclut rarement chez eux le sentiment de la conscience, ce sentiment qui survit à toutes les infortunes de l'homme. Ils savent apprécier les soins que l'on a pour eux, l'intérêt qu'on leur porte; ils sont sensibles aux bons procédés, ils respectent l'Autorité qui a des motifs justes pour commander ou pour punir, et ils s'y soumettent. Ainsi, la douceur et la justice seront les premiers moyens qui ouvriront au Médecin la voie du traitement moral individuel.
Source : Gallica

Pierre-Joseph Duclos Etudes médicales sur quelques établissements d'aliénés de France… (1846)

Ici, cette poésie de la nature qui s'harmonise si bien avec celle de l'art et de la majesté du culte, impressionne l'âme, l'élève, la dégage doucement des erreurs et des passions qui l'obsèdent; elle suscite, par son entraînement et son charme, des sentiments purs et sereins que respecte le délire, et que la conscience accueille comme des voix d'espérance et d'encouragement. — Dans le traitement des aliénations mentales, il faut surtout émouvoir, il faut frapper la sensibilité , avant d'arriver à l'intelligence avec la sécheresse du raisonnement.
Source : Gallica

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