Asile (psychiatrie)

Définition et enjeux

Emmanuel Régis,  Précis de psychiatrie (5e édition… (1885)

“ A. — Toutes les fois qu'il s'agit, en effet, d'un cas aigu d'aliénation, surtout d'un accès de manie ou de mélancolie, c'est-à-dire d'une forme curable, l'isolement doit être pratiqué et aussitôt que possible, car l'expérience a prononcé d'une façon irréfutable, et elle a prouve non seulement que la folie offrait dix fois moins de chances de guérison dans le milieu de la famille que dans un établissement spécial, mais encore qu'un accès de folie non traité et livré à luimême dans un asile, guérissait plus facilement qu'un accès de même nature traité et surveillé de près au dehors. ”
Source : Gallica

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés,  Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

“ En cas de besoin absolu, l'internement des aliénés dangereux se ferait dans un asile qui posséderait une section spéciale pour ce genre de malades.
Dans la négative, le Gouvernement créerait des quartiers de sûreté dans toute prison où il y aurait un psychiatre résidant. Si la peine d'un détenu aliéné expire avant sa guérison complète et s'il est resté détenu jusqu'au dernier moment dans l'annexe de la prison, le malade sera rendu à sa famille ou interné dans l'asile d'aliénés le plus rapproché de l'endroit de son domicile habituel ou de celui de ses plus proches parents.
”
Source : Gallica

Congrès international de psychiatrie de neurologie de psychologie et de l assistance aux aliénés,  Compte rendu des travaux du 1er Congrès international de psychiatrie… (1908)

“ L'asile fermé, son régime, est un puissant moyen de traitement, qui convient essentiellement aux cas aigus. Mais pour beaucoup de malades il ne faut pas en abuser. Il y a toute une catégorie de malades qui ne peuvent pas être rendus à leur famille et auxquels l'asile ne convient plus, parce qu'il ne fait plus que contribuer à la ruine psychique du malade. Il y a un asylum dementia, comme l'a dit Batty Tuke et il s'agit de sous-
traire le malade à cette influence néfaste, à la démence de l'asile.
”
Source : Gallica

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