Pauline de Grandpré, Les condamnées de Saint-Lazare… (1869)
“ On s'occupe grandement de la femme dans notre siècle, chère Marie ; les uns la blâment, d'autres la louent; peut-être personne ne la connaît bien. C'est une nature profonde, insaisissable, tantôt dévouée jusqu'au sublime, tantôt égoïste jusqu'à l'absurdité. C'est un être plein de trouble, de caprices, de fantaisies, de charme, de douceur, d'énergie, d'abnégation. Faible parfois comme un enfant, et quand l'enthousiasme la soutient, plus forte que l'homme même. On a raison de s'en occuper, car sur cet être mobile repose une partie du bonheur et de la sécurité de la société. ”
