Adolphe Guillot

Élements biographiques

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot,  Paris qui souffre : la basse geôle du Grand-Châtelet et les morgues modernes (1887)

“ Le plus innocent ne sera-t-il pas ému, ne paraîtra-t-il pas troublé, n'aura-t-il pas l'attitude qu'on se plaît à donner aux criminels, si on l'introduit dans cette affreuse Morgue, dans cette atmosphère de mort et de pourriture, si on lui fait voir, presque toucher du doigt, d'horribles blessures, si une des cases de la glacière, s'ouvrant comme la porte d'un tombeau, au jour de la résurrection, laisse apparaître à ses yeux épouvantés le cadavre rigide d'un être qu'il avait pu connaître et aimer. ”
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot,  Des Principes du nouveau Code d'instruction criminelle… (1884)

“ Avoir le droit de paralyser l'action publique, n'est-ce pas une certaine façon de la diriger, et le désordre dans l'administration de la justice ne résultera-t-il pas bien plus du refus d'instruire que d'une instruction ouverte sur la plainte directe de la partie 1?
N'est-il pas évident, par ces exemples, que la loi a voulu prévenir l'inertie du ministère public, corriger ses erreurs et fournir aux particuliers un moyen de suppléer à la protection qui leur ferait défaut ? Ceux qui rêvent pour le ministère public un pouvoir absolu, un monopole jaloux, dénaturent le caractère de sa mission.
”
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot,  Paris qui souffre. Les Prisons de Paris et les prisonniers (1890)

“ « Ce n'est pas, » écrivait en 1682 un conseiller au parlement de Bourgogne, s'appuyant sur l'opinion des plus grands docteurs de l'Eglise, « la douleur du corps humain qui pousse un criminel à la confession de son crime, mais de la contrition et la douleur de l'âme. C'est cette affliction de l'esprit, qui produit en nous le repentir, que procède la véritable confession de nos crimes, parce qu'elle est faite à Dieu, qu'on ne peut tromper; mais les tourments exercés sur notre corps n'expriment de nous que des voix violentes. » ”
Source : Gallica

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