Résumé

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Paris qui souffre : la basse geôle du Grand-Châtelet et les morgues modernes (1887)

Dans ce Paris qui souffre, au sein du Paris qui jouit, la Morgue, comme l'hôpital, est une des formes les plus âpres de la souffrance. A l'hôpital vient expirer l'infortuné privé d'asile ou de famille, — trépas lamentable et cruel, plus cruel et plus lamentable encore depuis que la violence des passions antireligieuses a écarté du lit des mourants cette héroïque soeur de charité, bienfaisante à leur corps comme à leur âme, dont la sollicitude leur rendait presque douce la mort et dont la parole sanctifiante berçait leur agonie dans les espérances d'un avenir de lumière.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Paris qui souffre : la basse geôle du Grand-Châtelet et les morgues modernes (1887)

La science y est entrée de plein pied, dans des conditions moins indignes d'elle ; mais si elle y trouve chaque jour des sujets d'étude, elle laisse aussi la place à des observations, à des méditations d'une autre nature.
Penché sur la table d'autopsie, le scalpel à la main, le médecin interroge le cadavre, il lui demande le secret de la vie, il s'efforce de découvrir dans les organes la lésion qui en a altéré la substance; souvent il arrive à la constatation des causes, que de fois aussi il s'arrête, déconcerté, sans pouvoir répondre par une affirmation à la justice qui l'interroge.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Paris qui souffre : la basse geôle du Grand-Châtelet et les morgues modernes (1887)

Le plus innocent ne sera-t-il pas ému, ne paraîtra-t-il pas troublé, n'aura-t-il pas l'attitude qu'on se plaît à donner aux criminels, si on l'introduit dans cette affreuse Morgue, dans cette atmosphère de mort et de pourriture, si on lui fait voir, presque toucher du doigt, d'horribles blessures, si une des cases de la glacière, s'ouvrant comme la porte d'un tombeau, au jour de la résurrection, laisse apparaître à ses yeux épouvantés le cadavre rigide d'un être qu'il avait pu connaître et aimer.
Source : Gallica

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