Sûreté de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp La Préfecture de police et la Sureté publique à Paris

Toute plainte formulée à Paris pour un crime ou pour un délit quelconque est dirigée sur la préfecture, et selon qu’elle énonce un fait acquis ou seulement un soupçon, qu’elle désigne une personne connue ou inconnue, elle donne lieu à des mesures différentes. Quand un vol est dénoncé purement et simplement, sans qu’on puisse en nommer les auteurs, on examine les circonstances extérieures du crime, on en détermine l’espèce, et l’on prévient le service de sûreté afin que, mettant ses inspecteurs en campagne et interrogeant ses indicateurs, il puisse apporter quelque jour dans cette obscurité.
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Horace-Napoléon Raisson Histoire de la police de Paris… (1844)

La police municipale, qui embrasse la police de sûreté, étend en même temps son puissant réseau de surveillance et d'action sur toutes les parties de la cité; elle veille sur la fortune des citoyens, couvre de sa main puissante leur poitrine menacée, saisit,
les malfaiteurs, assure l'exécution des mandats de la justice, et concourt avec une infatigable persévérance à assurer la vindicte des lois.
Source : Gallica

Horace-Napoléon Raisson Histoire de la police de Paris… (1844)

Deux surveillances suprêmes, deux puissantes garanties sociales surgissent de la Préfecture : la police politique, dont l'œil de lynx pénètre à travers les plus épaisses ténèbres pour assurer la sûreté intérieure, éventer les complots, et prévenir les tentatives subversives; la police municipale, aussi active, aussi clairvoyante, aussi infatigable que son aînée, mais plus palpable, plus effective, si l'on peut s'exprimer ainsi, et dont les résultats plus immédiats semblent intéresser plus directement les citoyens.
Source : Gallica

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