Résumé

Charles Comte Histoire de la garde nationale de Paris… (1827)

Mais à l'instant où l'artillerie de la Bastille commença à jouer, la fureur populaire n'eut plus de bornes : une multitude armée se rend à l'Hôtel-de-Ville, s'empare de sa personne, et veut l'emmener au Palais-Royal pour lui faire rendre compte de sa conduite; mais tandis qu'on l'entraîne, un coup de pistolet part et lui donne la mort.
Pendant que ces événements se passaient à Paris, l'assemblée nationale insistait à Versailles sur la nécessité d'éloigner les troupes, et demandait vainement au roi la formation des gardes bourgeoises.
Source : Gallica

Charles Comte Histoire de la garde nationale de Paris… (1827)

Les méfiances du commencement de la révolution pouvaient exister encore chez les hommes qui avaient pris une part active aux événements politiques, et chez ceux qui craignaient d'être dépouillés des biens qu'ils avaient acquis; mais il n'en existait presqu'aucun dans la masse de la population parisienne. Aussi, lorsque le comte d'Artois traversa le faubourg et la rue Saint-Denis, l'immense multitude qui s'était portée sur son passage ou qui s'était placée aux fenêtres, fit éclater des signes de joie. La garde nationale servit d'escorte à ce prince, et le garda dans son palais.
Source : Gallica

Charles Comte Histoire de la garde nationale de Paris… (1827)

Le désarmement, l'arrestation et le massacre d'une partie de la garde nationale, l'armement et la solde d'une multitude de vagabonds et de prolétaires, l'absence de toute autorité et de tout chef propres à inspirer de la confiance, et la terreur qu'inspiraient les usurpateurs des pouvoirs publics, avaient enlevé toute influence aux hommes qui possédaient quelque fortune ou qui avaient reçu quelqu'éducation. Ce fut au milieu de ces circonstances, préparées par les conjurés, que les fanatiques qui leur avaient servi d'instruments furent appelés à élire des députés à la convention nationale.
Source : Gallica

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