Charles Comte

Élements biographiques

Charles Comte,  Réflexions sur le projet de loi relatif aux crimes et délits commis par la voie de la presse ou autre moyen de publication… (1819)

“ Ce n'est pas le plomb lancé par une arme meurtrière, ou l'instrument avec lequel on donne la mort, qu'on appelle crime de meurtre; c'est la destruction d'un être humain, opérée volontairement, sans préméditation et hors les cas permis par la loi. De même, ce n'est pas l'allégation ou l'imputation d'un fait quelconque qui s'appelle diffamation; c'est la destruction de l'honneur ou de la réputation d'une personne, opérée volontairement, et hors les cas où la loi l'autorise. L'imputation d'un fait déshonorant est l'instrument qui sert à commettre le délit de diffamation, comme le plomb qui tue ”
Source : Gallica

Charles Comte,  De l'Impossibilité d'établir un gouvernement constitutionnel sous un chef militaire et particulièrement sous Napoléon… (1815)

“ L'objet que je me propose est d'examiner si notre liberté peut être compromise par le gouvernement actuel ; et si nous serions capables de la maintenir sous le gouvernement de Napoléon. Ainsi ce n'est point de l'intérêt de telle ou telle famille que nous devons nous occuper; c'est de l'intérêt de chacun de nous ; c'est de la sûreté de nos biens, de nos personnes, de nos lois; en un mot de notre liberté.
Les hommes ne tirent pas des moyens d'existence de leur gouvernement ; c'est au contraire avec le produit de leur travail ou de leur industrie qu'il a les moyens de se maintenir.
”
Source : Gallica

Charles Comte,  Histoire de la garde nationale de Paris… (1827)

“ Mais à l'instant où l'artillerie de la Bastille commença à jouer, la fureur populaire n'eut plus de bornes : une multitude armée se rend à l'Hôtel-de-Ville, s'empare de sa personne, et veut l'emmener au Palais-Royal pour lui faire rendre compte de sa conduite; mais tandis qu'on l'entraîne, un coup de pistolet part et lui donne la mort.
Pendant que ces événements se passaient à Paris, l'assemblée nationale insistait à Versailles sur la nécessité d'éloigner les troupes, et demandait vainement au roi la formation des gardes bourgeoises.
”
Source : Gallica

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