Résumé

Charles Comte Défense de M. Comte, dans l'affaire de la souscription nationale

Mais si j'ai autorisé de confiance l'insertion de ce prospectus dans le Censeur européen, ce n'est pas sans y avoir bien réfléchi que j'ai concouru à la souscription. Mon opinion à cet égard était si bien formée, que je n'en ai point changé, et que probablement je n'en changerai jamais quelles que puissent en être les suites. Empêcher une souffrance de laquelle il ne peut résulter aucun bien, est à mes yeux un devoir dont rien ne peut nous dispenser; ce devoir peut avoir ses périls comme tant d'autres, mais ce n'est pas une raison pour ne pas le remplir lorsque cela est en notre pouvoir.
Source : Gallica

Charles Comte Défense de M. Comte, dans l'affaire de la souscription nationale

Il n'y a aucun point de ressemblance entre une loi qui ne prescrit pas une chose, et une loi qui l'interdit. Il faudrait cependant que la loi eût défendu de secourir les détenus , pour qu'on pût nous accuser justement d'avoir provoqué à y désobéir.
Les auteurs du prospectus ont dit que la justice était éternelle et immuable ; qu'il n'était pas au pouvoir des hommes de la changer, et qu'elle était blessée par une loi qui livre au pouvoir discrétionnaire de trois ministres la personne de tout citoyen. Si ces opinions sont séditieuses , il faut convenir au moins qu'elles ne sont pas nouvelles
Source : Gallica

Charles Comte Défense de M. Comte, dans l'affaire de la souscription nationale

Non, Messieurs , quelque jaloux que soient les ministres du pouvoir discrétionnaire qu'ils ont obtenu sur nous tous , ils ne sauraient nous accuser justement d'y avoir porté atteinte. Après comme avant la souscription, il n'est aucun homme en France qu'ils ne puissent jeter dans les cachots, livrer aux horreurs du secret, exténuer de jeûnes.
Source : Gallica

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