Résumé

Rognures faites au "Censeur européen" des 4 et 5 avril 1820… (1820)

Il n'est presque pas arrivé en effet que des personnes privées aient été injuriées ou diffamées dans l'espace de dix mois que les journaux ont été libres ; chose admirable après une révolution qui a compromis tant d'intérêts , et après un despotisme qui n'avait voulu laisser établir aucune idée juste sur la liberté. L'établissement de la censure préalable et arbitraire , si nuisible pour le public , n'a donc été établie que dans l'intérêt des gouvernans. Il n'est même pas bien sûr qu'elle leur soit favorable; c'est une question que l'avenir résoudra.
Source : Gallica

Rognures faites au "Censeur européen" des 4 et 5 avril 1820… (1820)

Je le vaincrai cependant, ne fût-ce que pour apprendre, par expérience, comment l'intérêt individuel des hommes du pouvoir se cache presque toujours derrière des apparences d'intérêt public , et pour savoir quel est au juste le point de dégradation auquel le despotisme veut nous faire descendre. L'amour des sciences et le désir d'être utiles aux hommes ont suffi pour déterminer de savans médecins à pénétrer dans des pays infestés de la peste : pourquoi les mêmes motifs ne nous détermineraient-ils pas à nous enfoncer dans l'antre de l'arbitraire ?
Source : Gallica

Rognures faites au "Censeur européen" des 4 et 5 avril 1820… (1820)

Il est donc tout simple que les hommes qui vivent d'abus traitent de révolutionnaires ceux par qui ces abus sont attaqués. Personne ne peut aimer son ennemi, et il est impossible de ne pas considérer comme tel, l'ennemi de la chose qui nous fait vivre. Aussi, lorsque les membres de la commission chargée de l'examen préalable des journaux ont supprimé dans notre feuille d'hier tout ce qui attaquait le fond de cette institution, n'ai-je éprouvé ni surprise, ni mécontentement. Les membres de cette commission, me suis-je dit, peuvent être de fort honnêtes gens
Source : Gallica

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