Alphonse Martainville

Résumé

Alphonse Martainville Étrennes aux censeurs, par A. Martainville (1822)

On a dit beaucoup de belles et de bonnes choses en faveur de la censure, mais on a encore oublié les meilleures. Comment pourrait-on assez vanter une institution qui tient lieu de tant de choses, tandis que rien ne peut tenir lieu d'elle. Par exemple, qu'un ministère sans énergie et sans loyauté soit privé de la confiance publique, qu'il n'ait ni l'habileté nécessaire pour faire des lois, ni la bonne foi qui doit en régler l'exécution, qu'en un mot il soit dépourvu de tout ce qui est indispensable à un ministère....
Source : Gallica

Alphonse Martainville Étrennes aux censeurs, par A. Martainville (1822)

Le ministère (celui qu'on suppose ici) est le charlatan, et la censure est son baume au moyen duquel il se moque de tout.
L'influence, la force virtuelle de la puissance censoriale s'étend plus loin. Elle agit directement sur les hommes chargés de l'exercer, et les transforme avec une miraculeuse rapidité en d'autres êtres.
Source : Gallica

Alphonse Martainville Étrennes aux censeurs, par A. Martainville (1822)

Vous savez comment les navires serrés de trop près par des baleines se débarrassent de cette dangereuse escorte : on se hâte de lancer à la mer plusieurs tonneaux vides que les grosses bêtes s'amusent à poursuivre, à faire sauter, à briser en morceaux, et pendant ce temps-là le navire file et s'échappe. Eh bien ! les tonneaux vides étaient ces lourdes inconvenances trop grossières pour échapper à la rature, et délayées ou répétées en autant de lignes qu'on voudra, c'était le jouet jeté — Ah! j'entends ; et les grosses bêtes c'étaient les censeurs ?
Source : Gallica

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