Alphonse Martainville,  La Bombe royaliste, lancée par A. Martainville… (1820)

“ Mais ces esclaves de la faveur, ces courtisans de la fortune, qui ont salué toutes les usurpations; qui, pour se donner, ou plutôt pour se louer au pouvoir, abjurent leur opinion, leur honneur, leur conscience; qui renoncent à tout, excepté au prix qu'ils attendent de ce honteux sacrifice, tels sont les hommes agréables, nécessaires à ceux qui n'ont jamais été ni capables ni dignes de calculer quelles immenses et nobles ressources offrirait à des ministres qu'il estimerait, un pays qui, depuis trente ans, se laisse gouverner par des gens qu'il méprise. ”
Source : Gallica

Alphonse Martainville,  Buonaparte, ou l'Abus de l'abdication… (1815)

“ LEFÈVRE-DESNOUETTES.
Voulez-vous qu'en attendant nous mettions le feu aux quatre coins de la ville ?
BUONAPARTE.
Non ; je veux être clément, jusqu'à ce que je n'aie plus rien à craindre.
LEFÈVRE-DESNOUETTES .
Nous sommes à vos ordres, sire.
BUONAPARTE.
Passons vite ces gens-là en revue. (Il parcourt d'abordles rangs de son armée, qui ne cesse de crier VIVE L'EMPEREUR! Il entre ensuite dans ceux de la Garde nationale , qui ne dit rien. Le silence qu'elle garde n'est interrompu que par un pet de cheval.)
CAMBRONE , furieux.
Quelle insolence ! Quoi ! au nez de sa majesté !
”
Source : Gallica

Alphonse Martainville,  Étrennes aux censeurs, par A. Martainville (1822)

“ On a dit beaucoup de belles et de bonnes choses en faveur de la censure, mais on a encore oublié les meilleures. Comment pourrait-on assez vanter une institution qui tient lieu de tant de choses, tandis que rien ne peut tenir lieu d'elle. Par exemple, qu'un ministère sans énergie et sans loyauté soit privé de la confiance publique, qu'il n'ait ni l'habileté nécessaire pour faire des lois, ni la bonne foi qui doit en régler l'exécution, qu'en un mot il soit dépourvu de tout ce qui est indispensable à un ministère.... ”
Source : Gallica

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