Alphonse Martainville

Résumé

Alphonse Martainville,  Buonaparte, ou l'Abus de l'abdication… (1815)

“ BUONAPARTE.
Cela ne m'arrivera plus. (Il leur prend les mains.) Mes amis, mes vrais amis, vous me voyez enchanté, transporté !
DROUOT.
Et de quoi donc, sire?
BERTRAND.
Qu'y a-t-il de nouveau?
BUONAPARTE , d'un ton inspiré.
Il est accablé l'homme du destin (I) , mais il n'est
pas anéanti...Un noble appendice peut encore être
ajouté à son histoire... Ils parlent, ils parlent, ils
écrivent, ils me dénigrent... Les imprudens !... ils ne
savent pas ce que j'ai laissé au milieu d'eux... Euh!
euh!...
'DROUOT, bas à Bertrand.
La puissance lui tient toujours au coeur.
”
Source : Gallica

Alphonse Martainville,  Buonaparte, ou l'Abus de l'abdication… (1815)

“ LEFÈVRE-DESNOUETTES.
Voulez-vous qu'en attendant nous mettions le feu aux quatre coins de la ville ?
BUONAPARTE.
Non ; je veux être clément, jusqu'à ce que je n'aie plus rien à craindre.
LEFÈVRE-DESNOUETTES .
Nous sommes à vos ordres, sire.
BUONAPARTE.
Passons vite ces gens-là en revue. (Il parcourt d'abordles rangs de son armée, qui ne cesse de crier VIVE L'EMPEREUR! Il entre ensuite dans ceux de la Garde nationale , qui ne dit rien. Le silence qu'elle garde n'est interrompu que par un pet de cheval.)
CAMBRONE , furieux.
Quelle insolence ! Quoi ! au nez de sa majesté !
”
Source : Gallica

Alphonse Martainville,  Buonaparte, ou l'Abus de l'abdication… (1815)

“ Elançons-nous de nouveau sur le monde, secouons au milieu des peuples consternés, l'horrible joug qui pèse sur ma tête et qui l'écrase...Viens à mon aide, ténébreuse trahison, foi que j'ai toujours si religieusement cultivée; plane doucement dans l'ombre, enivre de tes poisons ce peuple insensé et frivole dont j'ai si long-temps bu le sang et les pleurs : inspire-lui tes fureurs, qu'elles remplacent dans son ame l'amour de la gloire et des sentimens généreux. ”
Source : Gallica

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