Résumé

Joseph Lingay Histoire du cabinet des Tuileries… (1815)

Nous nous plaignons des maux de la guerre, et sans doute nous avons bien suj et de nous en plaindre, car ils sont grands. Mais à qui ces malheurs doivent-ils être imputés ?
N'est-ce pas à ces odieux conspirateurs, qui, dépouillant toute humanité et sacrifiant sans pitié à leur intérêt personnel les destinées de tant de millions d'hommes, ont froidement combiné, préparé, exécuté le projet de ramener le fléau de l'Europe parmi nous, et ont mieux aimé voir leur patrie livrée au pillage, à l'incendie, à une ruine entière, - que de modérer leur insatiable cupidité ?
Source : Gallica

Joseph Lingay Histoire du cabinet des Tuileries… (1815)

Quelques satellites parcouraient le PalaisRoyal, en criant : Vive VEmpereur! Ce cri de révolte, depuis long-temps oublié, excita l'étonnement et l'indignation. Il y eut des rixes violentes ; mais le nombre l'emporta, et, à trois heures de l'après-midi, il fallut, pour n'être point exposé, ôter la couleur royale.
On attendait à chaque instant Buonaparte; mais les meneurs de l'affaire qui connaissaient
l'exaltation des esprits, qui n'étaient que faiblement comprimés, répandirent du vague sur l'instant de son arrivée et sur le lieu par lequel il arriverait à Paris.
Source : Gallica

Joseph Lingay Histoire du cabinet des Tuileries… (1815)

Serait-il juste d'ailleurs que tous les fléaux de la guerre pesassent indifféremment sur les bons comme sur les mauvais ? N'est-ce pas à ceux qui ont commis le crime à en supporter la peine, à payer les frais d'une guerre qu'ils ont provoquée ? N'est-ce point eux qui doivent aller comme otages dans les déserts du Nord, si les souverains alliés désirent des garanties de notre fidélité, maintenant qu'ils ont acquis la preuve qu'on ne peut plus croire ni à nos sermens, ni à nos promesses ?
Source : Gallica

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