Résumé

Charles Doris Défense du peuple français contre ses accusateurs… (1815)

Vos homelies en faveur de Louis XVIII m'eussent fait faire une faute que tôt ou tard je vous aurais vivement reprochée, et que je ne me serais jamais pardonnée. J'ai de grands pressentimens sur mes destinées ; mon coeur nage presque malgré moi dans un doux avenir. Maintenant premier consul, je serais le bourreau de ma gloire , si j'avais le courage de poser des bornes à mon ambition. J'ai, de la part des cours étrangères, leur politique pour bouclier. L'Autriche saigne encore, et le silence de l'étonnemment enchaîne les autres.
Source : Gallica

Charles Doris Défense du peuple français contre ses accusateurs… (1815)

Le sang du duc d'Enghien était un gage que Buonaparte avait donné aux meurtriers de Louis XVI. Désormais leur complice, et rassuré sur leur compte, il fit ses dispositions pour mettre le sceau à son usurpation. Les couronnes étrangères pouvaient seules s'opposer à ses projets : aussi mit-il tout en oeuvre pour obtenir leur consentement. Tous les cabinets de l'Europe étaient encombrés de ses agens.
Source : Gallica

Charles Doris Défense du peuple français contre ses accusateurs… (1815)

Cet art de dénaturer les évènemens, de mettre les faits dans un faux jour, ou de les faire interpréter dans le sens qu'on veut leur donner, date, il est vrai, du berceau du monde. L'homme qui fit le premier mensonge fut le père de l'imposture. Cet art, je l'avoue, ne peut cesser d'être, tant que les hommes ne cesseront pas d'exister.
Source : Gallica

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