Résumé

Réflexions sur la révolution du 20 mars 1815 (1815)

N'avez—vous pas une charte constitutionnelle qui proscrit ces folles prétentions? Votre roi, qui vous l'a donnée dans sa justice et sa clémence , ne vous l'a—t-il pas garantie ? Il vous a juré de la maintenir, et jamais Roi de France ne faussa sa parole vis-à-vis de ses peuples. Ces princes l'ont toujours observée si religieusement, que nos ancêtres avoient reçu en proverbe : la parole du Roi est sacrée : il a fallu la révolution pour oublier cette maxime, aussi honorable pour la nation, que flatteuse pour ses monarques.
Source : Gallica

Réflexions sur la révolution du 20 mars 1815 (1815)

En effet, pouviez-vous de bonne foi empêcher Louis de conserver le titre de roi de France, lorsqu'il n'y avait plus d'autorité, lorsqu'il ne lui servait qu'à calmer les ennuis de son exil , et à s'intéresser encore au sort de sa patrie, pour laquelle il conserva toujours le coeur d'un père et les sentiments les plus affectueux ? Avez-vous jamais fait querelle aux rois d'Angleterre, parce qu'ils se sont qualifiés de rois de France, et qu'ils ont inséré les fleurs de lys dans leurs armoiries ?
Source : Gallica

Réflexions sur la révolution du 20 mars 1815 (1815)

Napoléon, le sceptre t'échappe; ton trône est renversé : tu l'avais élevé dans le sang des nations étrangères! il se brise et s'écroule dans le sang des malheureux Français ! !
Déjà la guerre , suivie de tous ses fléaux , a franchi nos frontières; les campagnes sont dévastées, les villages réduits en cendres, etc. La patrie, baignée dans le sang de ses enfans, n'aperçoit de toutes parts que les incendies, les ravages et la mort !
Source : Gallica

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