J.-B. Truchy de Basouche

Résumé

J.-B. Truchy de Basouche Considérations sur le retour de Napoléon… (1815)

Napoléon n'a point usurpé le trône des Français. Ce trône n'était à personne , ou plutôt, il n'était qu'à l'Etat, et l'Etat seul avait le droit d'en disposer.
Chaque peuple , en effet, a ses révolutions; chaque révolution ses résultats. Celui de la nôtre fut d'arracher le sceptre des mains qui le portaient. Cela n'est point sans exemple dans l'histoire ; elle fourmille, au contraire, de révolutions semblables , de changemens de dynastie. La France elle-même a compté trois races de rois.
Source : Gallica

J.-B. Truchy de Basouche Considérations sur le retour de Napoléon… (1815)

Cet homme, c'est Napoléon. C'est par des services signalés pour notre patrie qu'il commença , qu'il parcourut sa carrière.
Quand donc il serait vrai qu'il fût monté de son chef sur le trône des Francais; ce trône était à ses concitoyens, et leur reconnaissance le lui montrait déjà pour prix de ses bienfaits. Une telle usurpation est grande, est glorieuse : c'est l'amour propre d'un homme qui sent tout ce qu'il vaut, tout ce qu'il peut et tout ce qui lui est dû.
Source : Gallica

J.-B. Truchy de Basouche Considérations sur le retour de Napoléon… (1815)

Tous les actes du gouvernement, tous les écrits publiés sont mensongers et incendiaires. Une détestable frénésie semble avoir présidé à leur rédaction, et les avoir dictés dans l'intention formelle d'allumer dans toute la France les brandons de discorde qui ont déjà ravagé la Vendée.
A Dieu ne plaise pourtant que je prétende jamais contester au roi la légitimité de sa défense ! Quoiqu'une poignée de traîtres l'ait seule placé sur ce trône, la nation avait fini par souscrire à son avènement.
Source : Gallica

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