Comte de Champagne

Définition et enjeux

G. de La Baume,  Raoul, ou Quinze jours de l'année 1228… (1826)

“ Mais je ne saurai croire que le vaillant comte de Champagne, le seigneur banneret de tant d'hommes d'armes, l'un des preux les plus riches et les plus renommés de notre France, qui peut marcher l'égal des rois et des grands de la terre, veuille user sa vie à végéter misérablement dans un château ; se bornant pour toutes conquêtes à chasser un vassal insolent de son fief ; et, pour toute gloire, à forcer un daim au moyen d'une meute habile, ou à se faire rapporter un héron, grâce au talent d'un oiseau bien dressé ”
Source : Gallica

Étienne Georges,  Coup d'oeil sur les progrès de la langue français en Champagne… (1863)

“ Il est faible et indécis ; et sa douceur, qui n'est pas la sérénité de la force, lui donne souvent, par ses molles complaisances, les apparences de la félonie. Tantôt poussé dans la réaction seigneuriale contre la couronne de France, tantôt ramené par des sentiments de fidélité au roi, le versatile comte de Champagne allait des rebelles à la reine, et de la reine aux rebelles, finissant toujours par livrer à l'habileté de la régente, avec les secrets de la ligue féodale, les moyens d'en triompher.
Notre royal trouvère joue un rôle plus glorieux dans la littérature que dans l'histoire.
”
Source : Gallica

Paul Lutel,  La légende de Champagne (1891)

“ Mais comte de Champagne ou roi de Pampelune,
Ce que le plus j'envie à ta haute fortune, C'est le royal amour qui consumait ton cœur.
Ce sont tes yeux levés sur cette douce étoile, Inspirant à ton luth ses sons les plus touchants ; C'est l'idole angélique à qui tu dois tes chants, Chaste divinité, t'inspirant sous son voile.
”
Source : Gallica

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