Résumé

Adolphe-Louis Leroy Noirval, un défilé célèbre mal connu… (1924)

Que ce soit l'une ou l'autre de ces ombres glorieuses qui revienne la nuit visiter nos champs et nos forêts, voici comment peut-être l'on pourrait interprêter ce vieux mythe qui mêle tout le passé des races successives ayant vécu dans, nos contrées, et les confond dans une seule et poétique légende, largement vraie au fond, car celle-ci n'est qu'un mythe remame, retouché par chacune des races qui ont vécu et dominé dans les forêts d'Ardennes et d'Argonne, et dans le long défilé de la Fournelle.
Source : Gallica

Adolphe-Louis Leroy Noirval, un défilé célèbre mal connu… (1924)

Rien n'est tenace et féroce comme la «haine héréditaire» des Boches.
Les lacs minuscules dont parle le poète sont les quinze on vingt arpents d'étangs dormant alors dans les vallons gracieux et les bois du voisinage ; ceux-ci couvrent encore aujourd'hui un massif de verdure de plus de 700 arpents. Les vignes occupaient naguère tous les coteaux gaizeux des alentours ; et la large plaine de l'Aisne, avec sa rivière paresseuse, ondule et verdoie toujours autour de l'éperon qui porte le village ; les couchers de soleil n'ont rien perdu de leur splendeur, ni la terre de sa fécondité.
Source : Gallica

Adolphe-Louis Leroy Noirval, un défilé célèbre mal connu… (1924)

La phalange macédonienne, les légions romaines servaient de pareils desseins, ou paraient à des dangers semblables, suivant le temps et les circonstances.
Tous les hommes valides chez les Francs prenaient les armes en temps de guerre, Clovis conduisait ses guerriers à travers toute la Gaule et Charlemagne, ses terribles « squares » en Italie, en Saxe, en Espagne, sur le Rhin et le Danube sans que jamais la paix fut assurée pour un bien long temps. Il semble donc bien que la guerre ait été jusqu'ici l'état normal de l'espèce humaine que rien n'instruit, ni ne corrige.
Source : Gallica

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