Antoine Lapierre, Campagne des émigrés dans l'Argonne en 1792 (1911)
“ Mais il faut s'incliner devant la fatalité. La nuit tombe sur leur défaite ; ils sont vaincus sans avoir tiré l'épée, sans avoir vu l'ennemi. Et ils s'en vont, tête baissée, silencieux, le désespoir dans l'âme et la rage au cœur. La colonne de droite se porte à l'extrémité de la plaine, au village de La Croix. Les corps établissent leur bivouac autour du village ; seuls les officiers généraux trouvent un abri dans les maisons. La colonne de gauche s'incline vers Saint-Remy; l'avantgarde se porte au-delà du village, sur la route de Châlons, où ils se flattaient, hélas ! ”
