Résumé

Antoine Lapierre Campagne des émigrés dans l'Argonne en 1792 (1911)

Mais il faut s'incliner devant la fatalité. La nuit tombe sur leur défaite ; ils sont vaincus sans avoir tiré l'épée, sans avoir vu l'ennemi. Et ils s'en vont, tête baissée, silencieux, le désespoir dans l'âme et la rage au cœur.
La colonne de droite se porte à l'extrémité de la plaine, au village de La Croix. Les corps établissent leur bivouac autour du village ; seuls les officiers généraux trouvent un abri dans les maisons. La colonne de gauche s'incline vers Saint-Remy; l'avantgarde se porte au-delà du village, sur la route de Châlons, où ils se flattaient, hélas !
Source : Gallica

Antoine Lapierre Campagne des émigrés dans l'Argonne en 1792 (1911)

Les officiers de l'avant-garde vont en reconnaissance: ils aperçoivent les Patriotes, les Prussiens et les Autrichiens, mais on n'entend plus rien dans les camps.
Vers le soir, on voit au loin défiler les Prussiens, qui rétrogradent vers Hans, tandis que leur avant-garde se relire sur la route de Châlons.
La petite armée, lasse, découragée, abandonnée, est effrayée de son inaction. Dans leur exaspération, les Emigrés supplient les Princes de les mener au combat, seuls, sans les alliés. L'attente devient douloureuse, angoissante !
Source : Gallica

Antoine Lapierre Campagne des émigrés dans l'Argonne en 1792 (1911)

Elle exècre la Révolution, mais elle dédaigne la cause du roi, qu'elle accable de mépris pour son atlitude humiliée. Elle se contentera de prodiguer des paroles flatteuses aux émigrés, d'envoyer des roubles aux Princes, et de pousser la Prusse et l'Autriche, pour avoir les mains libres dans le partage de la Pologne.
Seul, le roi de Prusse, Frédéric-Guillaume II, se laisse prendre à la phraséologie des émigrés. C'est un passionné, un violent, qui est plein de mépris pour les Jacobins. Il rêve d'écraser la Révolution; il rêve surtout d'arrondir ses Etats.
Source : Gallica

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