Paul Gaffarel,
La Défense nationale en 1792
(1881)
“ La crainte de la trahison et la conscience du danger jetèrent un instant la confusion dans nos rangs; mais l'énergie de Miranda et de Stengel arrêta les fuyards. Quelques heures plus tard, le même désordre se renouvela. Les soldàts crient tout à coup qu'ils sont trahis et que Dumouriez a passé à l'ennemi. En un instant, les rangs sont mêlés et les armes confondues. Près de 1500 fuyards vont répandre dans toute la France le bruit d'un désastre. Heureusement, Dumouriez ordonna que personne ne bougeât. Peu à peu, l'émotion se calma, et, dans la matinée du 17, l'armée avait retrouvé ses rangs. ”
