“ Cette fois j'ai fait du chemin. Cher ami, je vous écris aujourd'hui de Givet, vieille petite ville qui a eu l'honneur de fournir à Louis XVIII son dernier mot d'ordre et son 50 dernier calembour (Saint-Denis, Givet) , et où je viens d'arriver à quatre heures du matin, moulu par les cahots d'un affreux chariot qu'ils appellent ici la diligence. J'ai dormi deux heures tout habillé sur un lit, le jour est venu et je vous écris. ”
Givet
Définition et enjeux
La gare de Givet, située dans les Ardennes, constitue un point essentiel du réseau ferroviaire français, reliant Charleville-Mézières à la frontière belge. Historiquement, elle a été le témoin de liaisons transfrontalières et d’évolutions technologiques, comme en témoignent ses infrastructures modernisées.
Si des auteurs comme Victor Hugo mentionnent Givet dans ses lettres, d’autres, tels Alfred de Vigny, abordent des thèmes universels de conflit et de dévouement, illustrant les enjeux humains liés à ce lieu. Aujourd’hui, la gare incarne à la fois un symbole de mobilité et de lien régional, ainsi qu’une dimension culturelle ancrée dans l’histoire locale.
Citations sur “Givet”
François de Rabutin, Commentaires des guerres en la Gaule belgique… (1932-1944)
“ Ainsi fut trouvé ce chasteau ouvert et abandonné, au demeurant remply des plus beaux meubles qu'est possible, et grande ties : sur la rive gauche, Givet-Saint-Hilaire ou Grand-Givet, sur la rive droite Givet-Notre-Dame ou Petit-Givet. L'armée à la tête de laquelle marchait Henri II, venant de Mariembourg, campa sur la rive gauche, l'armée du duc de Nevers, dans laquelle servait Rabutin, qui venait de faire campagne au nord de la Semoy et avait regagné la Meuse en descendant la vallée de la Houille, campa sur la rive droite. ”
Alfred de Vigny,
Revue des Deux Mondes
“ S’il y a un Dieu là-haut, il sait comment arriva ce que je vais vous dire ; moi, je ne le sais pas, mais on l’a vu et entendu comme je vous vois et vous entends. Au moment du feu, elle porta la main à sa tête comme si une balle l’avait frappée au front, et s’assit dans le canot sans s’évanouir, sans crier, sans parler, et revint au brick quand on voulut et comme on voulut. J’allai à elle, je lui parlai long-temps et le mieux que je pus. Elle avait l’air de m’écouter et me regardait en face en se frottant le front. Elle ne comprenait pas, et elle avait le front rouge et le visage tout pâle. ”
