Henry Bataille,
Théâtre complet
“ JEANNINE. Et quand cela serait, à la fin ! ISABELLE. Tu mens ! tu mens ! tu es abominable... JEANNINE. C’est trop fort ! Ah ! je suis un monstre ! C’est trop, cette fois, c’est trop !... Ah ! je suis un monstre, moi à qui tu fais subir la plus épouvantable des existences !... que tu forces, du matin au soir, à subir, la rage dans l’âme, toute ta joie, tous tes baisers, avec des airs de triomphe, lorsque j’en meurs et qu’il me faut fuir tes lèvres, qui me cherchent, après !... Ah ! tu ne m’en auras pas épargné un de tes baisers, à moi, la petite pauvre !... Ah ! je suis un monstre ! ”
