Résumé

Paul Fesch La guerre en sabots : 1792-1796… (1900)

A peine sont-ils enrôlés qu'ils partent, car la frontière est envahie; ils partent comme ils sont, vêtus de leurs habits d'ouvriers ou de paysans. Nulle hésitation, nul retard, ils partent, Car, du Nord au Midi, la trompette guerrière A sonné l'heure des combats.
Autrichiens et Piémontais, Anglais et Prussiens, secondés de-ci, delà, par les Espagnols, les Sardes et les Napolitains, entourent la France d'une ceinture de fer. Tous ensemble ou se succédant les uns aux autres, ils mettent leur pied sauvage sur le sol sacré de la Patrie.
Source : Gallica

Paul Fesch La guerre en sabots : 1792-1796… (1900)

Vainement, encore, Biron mène le 49e bataillon à l'attaque de Quiévrain et refoule les uhlans; deux autres bataillons d'infanterie, qu'il court chercher pour garder le village reconquis, refusent de suivre leur général. Biron abandonne Quiévrain et repasse la frontière un des derniers.
Tout se confondait dans cette déroute, infanterie, cavalerie, artillerie ; les chemins étaient couverts de fusils, de sabres et de sacs ; plus de soixante soldats expirèrent de fatigue et de peur; quelques-uns, tourmentés par une soif ardente, se traînèrent jusqu'à des mares d'eau fétide et y moururent.
Source : Gallica

Paul Fesch La guerre en sabots : 1792-1796… (1900)

Pendant ce temps, l'armée française faisait des préparatifs pour passer le Rhin à Dusseldorf.
Kléber avait proposé au général en chef de s'emparer de cette ville, aussitôt après le passage du fleuve ; l'exécution de cette entreprise était difficile et périlleuse. Dusseldorf était fortifiée, défendue par une garnison de 2.000 hommes, protégée par un camp retranché où se trouvait 12 ou 15.000 Autrichiens, et par une citadelle dont les
remparts, hérissés de plus de cent bouches à feu, semblaient défier les plus courageux efforts.
Source : Gallica

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