Claude-Philibert Barthelot de Beurnonville

Définition et enjeux

Léonard-Charles-André-Gustave Gallois Dictionnaire historique de tous les ministres… (1828)

Beurnonville contracta dans ce pays un riche mariage, première cause de sa fortune. Destitué, sans qu'on en sache le motif, par le commandant de l'île Bourbon, il revint, en 17 89, chercher la croix de Saint-Louis en France acheta la charge de colonel-lieutenant de la compagnie suisse, devint, en 1792, aide-de-camp-colonel du maréchal Luckner, maréchal-de-camp, et lieutenant-général il fit, à l'armée du Nord quatre émigrés prisonniers de sa propre main et fut chargé par Dumouriez qui l'appelait son Ajax de rédiger les rapports des succès obtenus sur les Autrichiens.
Source : Gallica

Arthur Chuquet La campagne de l'Argonne (1792… (1886)

Sans souci de tromper l'opinion et l'histoire, Beurnonville transformait en bataille la moindre escarmouche et en victoires tous ses échecs; à l'entendre, ses soldats ne cessaieut de charger à la baïonnette et de faire des prodiges de valeur ; c'est le plus hâbleur des généraux de la Révolution. Il écrivait le 30 août aux commissaires de l'armée du Nord qu'il avait tué et blessé en différents combats plus de douze cents Autrichiens, sans avoir perdu un seul homme. Il jurait le 5 octobre à Dumouriez de prendre aux Prussiens jusqu'aux semelles de leurs souliers
Source : Gallica

Choix méthodique de lectures morales… (1872)

Ces braves gens s'alignèrent sous les arbres, fiers d'être traités en soldats par le général français. Mais, descendu de cheval et passant devant le front de cette petite troupe, Beurnonville crut apercevoir que deux des plus jeunes soldats, cachés derrière les rangs, fuyaient ses regards et passaient furtivement d'un groupe à l'autre, pour éviter d'être abordés par lui. Ne comprenant rien à cette timidité dans des hommes qui portaient le fusil, il pria M. de Fernig de faire approcher ces braves enfants.
Source : Gallica

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