Résumé

Victor Barrucand La Vie véritable du citoyen Jean Rossignol

Mais le sang des républicains !... non, le sang de mes frères n’a jamais coulé par ma faute. Toujours à leur tête, bravant comme eux le feu et la mort, si je ne fus pas un savant général, toute l’armée dira, et j’invoque son témoignage avec confiance, qu’il en est peu dont le courage ait été plus ardent et le patriotisme plus pur.
C’est avec des mots et des calomnies qu’on m’a signalé à la République entière comme un mangeur d’enfants ; c’est avec des mots et des calomnies injustifiables que l’on m’a traîné pendant seize mois de cachot en cachot.
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Victor Barrucand La Vie véritable du citoyen Jean Rossignol

Lorsque j’ai vu Rossignol nommé général en chef, j’ai été le premier à dire qu’il n’était pas capable de commander une armée de cette importance ; mais je suis aussi le premier à rendre justice à son patriotisme. C’est un des vainqueurs de la Bastille, je n’examine point si Rossignol boit, s’il a pillé, mais si les commissaires ont eu le droit de le destituer.
Je sais qu’il y a toujours eu de la division entre lui et Biron qui ne pouvait souffrir l’âpreté du caractère républicain de Rossignol. Il s’est toujours montré en héros.
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Victor Barrucand La Vie véritable du citoyen Jean Rossignol

Un de mes braves canonniers fut frappé d’un boulet qui lui emporta la cuisse : il mourut sur le champ de bataille en criant : Vive la République ! Plusieurs dragons furent tués par une autre décharge. Le général vint à moi et me dit : « Mon ami Rossignol, on nous a trahis, je suis déshonoré ! » Il pleurait. Je lui dis : Rassurez-vous, il y a une grande plaine sur la droite, voyez si, avec votre cavalerie, il n’y a pas moyen de passer. — Il y fut, mais revint bientôt en disant que l’ennemi nous tournait de ce côté : je fis conduire deux pièces de canon avec ordre de ne charger qu’à mitraille.
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