Résumé

Émile Simond Le capitaine La Tour d'Auvergne… (1899)

Il n'a jamais voulu être qu'un capitaine. Il rendit d'immenses services à l'armée dans ces fonctions modestes et utiles. Il fut un officier de troupe incomparable, savant, habile et courageux. Il mourut capitaine volontaire, toujours au milieu des grenadiers. Laissons-lui le rôle qu'il a choisi et qu'il n'a jamais consenti à abandonner. Il estimait lui-même son titre de premier grenadier comme le plus grand honneur qu'il pût ambitionner. Le général Moreau lui dit un jour, croyant le complimenter : « Vous méritez bien, mon cher La Tour d'Auvergne, d'être général. »
Source : Gallica

Émile Simond Le capitaine La Tour d'Auvergne… (1899)

Je vous adresse, citoyen général, le capitaine La Tour d'Auvergne-Corret. Vous voudrez bien l'employer, dans l'armée que vous commandez, de la manière que vous jugerez la plus utile et la plus convenable. Il a choisi lui-même jusqu'à présent sa place dans le rang des grenadiers; c'est parmi eux qu'il a donné l'exemple le plus mémorable du courage et des vertus guerrières; c'est au milieu d'eux que les services qu'il a rendus à son pays lui ont mérité le sabre d'honneur que lui a décerné le premier consul.
Source : Gallica

Émile Simond Le capitaine La Tour d'Auvergne… (1899)

La Tour d'Auvergne n'avait plus qu'un désir : voir une paix glorieuse récompenser son pays de tant d'efforts et de sacrifices, lui rendre la tranquillité avec la richesse; alors, il rentrerait dans sa Bretagne aimée, consacrerait ses derniers jours, dans la chaumière qui lui restait, à ses travaux favoris de littérature et de science, puis, à l'approche de l'éternel sommeil attendu comme un espoir, s'éteindrait doucement dans la satisfaction du devoir accompli, en jetant un regard heureux sur son épée devenue inutile après avoir contribué au triomphe et à la fortune de la patrie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature