Louis Phélypeaux de Ségur

Définition et enjeux

Victor Cte de Ségur Cabanac Histoire de la maison de Ségur dès son origine… (1908)

Le marquis de Ségur était un cadet de Gascogne de fort bonne maison mais beaucoup plus fourni de vieux parchemins et de titres de noblesse que des louis. Ses parents l'envoyèrent tout jeune à Paris. Il entra dans les mousquetaires et, comme sa bonne mine était tout son apanage, il songea à la mettre à profit, donna dans la galanterie, fit mille conquêtes, autant ou plus d'infidélités, et il ne fut bientôt bruit dans le monde que du beau mousquetaire.
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Marquis de Ségur Revue des Deux Mondes

L’heureuse étoile qui, en cette phase de son existence, veillait sur Louis-Philippe mit sur sa route une des seules femmes, sans doute, qui fût capable de fixer, — si l’on néglige quelques faiblesses inhérentes à son siècle, — un cœur naturellement volage. Fille du marquis d’Aguesseau et petite-fille du fameux chancelier, à tous les dons de l’esprit et de l’âme Marie d’Aguesseau joignait une beauté dont le pinceau de Mme Lebrun nous a transmis la délicieuse image. La voir, l’aimer et demander sa main fut tout un pour Ségur.
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Marquis de Ségur Revue des Deux Mondes

De fait, et malgré la sévérité d’une éducation dirigée d’après les vieux principes, de sa première jeunesse Louis-Philippe conserva toujours le plus heureux souvenir. Un frère cadet rapproché d’âge, Joseph-Alexandre, partageait ses jeux, ses études, et le suivit, un peu plus tard, dans le métier des armes, qu’il embrassa dès son adolescence, suivant la tradition constante de tous ceux de son nom. Ses Mémoires nous content ses débuts dans la vie militaire, l’année 1767 : le marquis de Ségur commandait le camp de Compiègne ; il prit pour aide de camp son fils aîné, qui avait alors quatorze ans.
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