Marquis de Ségur, Revue des Deux Mondes
“ Non cet ennui léger, vulgaire et facile à combattre, qui provient du désœuvrement, de l’inactivité, volontaire ou forcée, du corps ou de l’esprit, mais cet ennui profond causé par le désert du cœur, par l’amertume, le goût de cendre que laissent après eux les plaisirs, par le désenchantement d’une existence sans idéal, sans croyance et sans dévouement ; l’ennui qui fait, non pas qu’on murmure ou qu’on bâille, mais qu’on pleure et qu’on désespère, et qu’on en arrive à penser, comme Mme du Deffand, qu’il n’y a dans la vie qu’un seul vrai malheur, qui est « d’être né. » ”
