Salon (littérature)

Définition et enjeux

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac Contes bruns

Ce salon est le dernier asile où se soit réfugié l’esprit français d’autrefois, avec sa profondeur cachée, ses mille détours, sa politesse exquise. Là vous trouverez encore quelque spontanéité dans les cœurs, de l’abandon, de la générosité dans les idées. Nul ne pense à garder sa pensée pour un drame, ne voit des livres dans un récit. Personne ne vous apporte le hideux squelette de la littérature, à propos d’une saillie heureuse ou d’un sujet intéressant.
Source : Wikisource

Kathleen O Meara Un salon à Paris : madame Mohl et ses intimes… (1886)

Pour qui aime la France, sa littérature, son histoire, le petit mot salon possède une fascination irrésistible. Il évoque tout ce qu'il y a de fin, de spirituel, de piquant, de caractéristique dans la femme.
Le salon est essentiellement une institution française ; aucune autre nation ne l'a connu, aucune autre société n'a contenu les éléments qui l'ont créé. Nous disons : « Une agréable maison » quand nous parlons d'un centre de réunion; en France, on dit : « Un salon agréable. » Ces deux termes
différents expriment bien les idées différentes qu'ils représentent.
Source : Gallica

Portrait de Théophile Gautier Théophile Gautier Romans et contes

Le salon est une énorme pièce aux lambris sculptés et dorés, au plafond peint, aux frises ornées de satyres poursuivant des nymphes dans les roseaux, à la vaste cheminée de marbre de couleur, aux rideaux de brocatelle, où respire le luxe des temps écoulés.
Source : Wikisource

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