Louis Mairet, Carnet d'un combattant (11 février 1915-16 avril 1917… (1919)
“ Je m'approche : c'est un brasero où flambent les restes d'une caisse à grenades. Deux hommes et un caporal tendent vers lui des mains crevassées et tremblotantes. Je ne vois pas leur visage enfoui dans le passe-montagne où brillent des gouttes de rosée, mais leurs moustaches hérissées portent des petits glaçons, et tout leur corps fume comme celui des bœufs rentrant du labour. Ils gardent le silence, en gens qui savent le poids des paroles. ”
