Résumé

Lucien Nass Le siège de Paris et la Commune… (1914)

Ils croyaient par la magique vertu de la Commune délivrer Paris : ils semèrent tout simplement la division parmi ses défenseurs, ce qui est le plus sûr chemin de la capitulation.
En cela le siège de Paris fut semblable à tous les grands sièges de l'histoire : en même temps que l'assiégeant presse de ses coups répétés ou bloque par la famine la population militaire et civile, l'émeute, la révolution grondent à l'intérieur et viennent battre les portes de la cité. Il faut au gouverneur une main de fer au service d'une dictature autoritaire, pour écraser dans l'œuf l'inévitable rébellion.
Source : Gallica

Lucien Nass Le siège de Paris et la Commune… (1914)

Pour toute l'ignoble écume de populace qui, au crépuscule des grands soirs, monte des bas-fonds à la surface de la société, ce fut le signal du pillage, de l'orgie, de la destruction, du vandalisme le plus effréné. Cette tourbe n'appartient, du reste, ni à aucun parti, ni à aucune patrie. Qu'une secousse sismique jette à bas Messine ou San Francisco, qu'une journée d'émeute triomphe de la police, qu'une ville soit emportée d'assaut par l'ennemi, autant d'occasions pour les pétroleurs, les pillards, les détrousseurs de cadavres, les fouilleurs de ruines.
Source : Gallica

Lucien Nass Le siège de Paris et la Commune… (1914)

Aucun, parmi ces hommes si patriotes, Gambetta, Jules Favre, Trochu, Jules Simon, Ernest Picard, aucun n'eut l'idée que la meilleure solution était l'évacuation immédiate de Paris, le transfert du gouvernement et des troupes au delà de la Loire, et l'organisation, sur cette ligne, d'une nouvelle armée, qui aurait, à son heure, pris l'offensive et peut-être refoulé l'envahisseur par une série de victoires successives. Évidemment, le sacrifice eût été dur; laisser la capitale à la merci de l'ennemi, quelle blessure d'amour-propre, quelle humiliation!
Source : Gallica

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